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U. G.  KRISHNAMURTI

HOMMAGE



Que règne la paix et l'amour parmi tous les êtres de l'univers. OM Shanti, Shanti, Shanti.



.G.  Krishnamurti, affectueusement appelé U.G. par ses amis et admirateurs dans le monde entier, n'est plus.


La fin est survenue le 22 mars 2007 à 14h30 dans un appartement construit pour lui par ses amis Lucia, Anita et Giovanni dans leur villa de Vallecrosia, en Italie. En accord avec les instructions d'U.G., sans rituels ou rites funéraires, la crémation a eut lieu le lendemain à 14h45 à Vallecrosia. Il avait 88 ans. Lui survivent les membres de son ancienne famille, composée de ses deux filles, Usha et Bharati ainsi que leurs familles respectives et de son fils, Kumar et sa propre famille. La famille réelle d'U.G. est bien plus étendue que cela, car répandue sur toute la planète et composée de nombreux "amis", avec lesquels il fut bien plus proche qu'ils ne le sont de leur propre famille et même de leur propre être.

Sept semaines auparavant, U.G. a fait une chute et s'est blessé. Ce fut la deuxième en 2 ans. Il ne voulait pas qu'un tel incident se reproduise et ne le rende encore plus dépendant de ses amis pour ses besoins journaliers. Aussi, il refusa toute attention médicale et toutes autres interventions extérieures. Il décida de laisser son corps suivre son cours naturel. Il restait alité et sa consommation de nourriture et d'eau se raréfia puis cessa complètement. "C'est l'heure de partir", déclara-t-il. Il joignit les paumes de ses mains en "namaste", remercia ses amis et leur recommanda de rentrer chez eux. Seuls des amis de très longue date, le réalisateur Mahesh Bhatt, Larry et Susan Morris et quelques autres demeurèrent pour veiller sur son corps et faire le nécessaire quand ce serait la fin. U.G. n'est pas mort de maladie, bien qu'il souffrait de palpitations cardiaques depuis de nombreuses années et qu'ils s'étaient aggravés pendant les derniers jours de sa vie.

U.G. ne montrait jamais le moindre signe d'inquiétude ou de peur au sujet de la mort ou encore de préoccupation pour son corps, même à la fin de sa vie. Il n'a pas laissé d'instruction particulières concernant son corps après son départ. "Vous pouvez le jeter aux ordures, pour autant que cela me concerne" disait-il souvent.

En réponse aux questions concernant la mort, U.G. disait : "La vie et la mort ne peuvent être séparées. Quand ce que vous appelez "mort clinique" survient, le corps se décompose en ses éléments constitutifs et apporte ainsi le matériau de base nécessaire à la continuité de la vie. En ce sens, le corps est immortel."

U.G. est né le 9 juillet 1918, dans une famille Brahmine de langue télugu à Masulipatam, une ville côtière de l'état d'Andhra Pradesh en Inde. Il perdit sa mère alors qu'il avait 7 jours et fut élevé par son grand-père maternel qui était un éminent avocat fortuné et membre important de la Société Théosophique. U.G. a grandit dans un milieu inhabituel ; un mélange de Théosophie, de croyances et de pratiques religieuses Hindoues orthodoxes. Même garçon, il était rebelle, tout en étant brutalement honnête dans tout ce qu'il faisait.


Il reçut son éducation dans la ville de Gudivada et suivit son cursus universitaire en philosophie et psychologie à l'université de Madras. Mais, l'étude des divers systèmes philosophiques et de la psychologie occidentale ont eu très peu d'effet sur lui. "Où est ce mental dont ces types n'ont cessé de parler ?" demanda-t-il un jour à son maître de psychologie. Cette remarque était extraordinaire pour un élève d'à peine vingt ans, surtout alors que les idées de Freud faisaient référence en matière de mental humain.

Entre les âges de 14 et 21 ans, U.G. séjourna par intermittences sur sept années à Rishikesh où il pratiqua le yoga et la méditation auprès de Swami Shivananda. Là-bas, U.G. eut diverses visions et expériences mystiques, mais il remit leur validité en question, car il pensait qu'il ne pouvait seulement les reconnaître en raison de la connaissance qu'il en aurait eu au préalable.

En 1939, alors qu'U.G. avait vingt-et-un ans, il fit le déplacement pour rencontrer Sri Ramana Maharshi et lui demanda : "Cette chose appelée 'Moksha', pouvez-vous me l'octroyer ?" La réponse de Ramana : "Je le peux, mais pouvez-vous l'accepter ?" le frappa tel un "éclair" et le poussa vers une incessante quête de vérité qui se termina à l'âge de 49 ans, avec un résultat complètement inattendu.

Après avoir quitté l'université, U.G. rejoignit la Société Théosophique comme conférencier et parcourut le pays donnant des conférences au sujet de la Théosophie. Même après son mariage avec Kusuma Kumari en 1943, il continua à travailler pour la Société Théosophique et à donner des conférences en Europe, jusqu'à ce qu'en 1953 il se rendit compte que ce qu'il faisait n'était pas en accord avec son soi véritable et, dégoûté, il démissionna du poste. Peu après, il rencontra J. Krishnamurti, qui était déjà célèbre en tant qu'enseignant spirituel non-conventionnel. U.G. le côtoya irrégulièrement pendant deux ans et l'engageait dans de houleuses conversations au sujet de la spiritualité, mais plus tard, il dut rejeter la philosophie de J.K., la qualifiant de "voyage organisé falsifié".

Pendant cette période, U.G. subit une expérience mystique dont la transformation eut un effet permanent sur sa vie et qu'il qualifie parfois "d'expérience de la mort". Mais il "mit l'ensemble de côté" comme n'ayant aucune importance et continua de l'avant, cherchant, creusant, vérifiant et questionnant chaque expérience jusqu'au bout.

En 1955, U.G. partit avec sa famille pour les États-Unis pour soigner la polio de son fils. Lorsque ses ressources diminuèrent, il donna des conférences payantes. Ses conférences traitaient des principales religions et philosophies du monde ; rapidement il fut reconnu comme un enseignant raffiné de l'Inde. Mais, comme auparavant, il perdit tout intérêt pour cette activité à la fin de la deuxième année et l'inévitable se produisit. Son mariage de dix-sept ans fut rompu. Sa femme retourna en Inde avec les enfants. Et, U.G. se laissa porter par le courant des choses. Après de longues pérégrinations sans but à Londres et à Paris, tel une feuille morte que le vent emporte de ci de là et n'importe où, il se retrouva à Genève et trouva enfin refuge dans le chalet de Valentine de Kerven à Saanen. Des expériences incroyables avaient commencé à lui arriver et son corps était comme de la "balle de riz brûlant de l'intérieur". C'était le prélude à sa "mort clinique" survenue à son quarante-neuvième anniversaire [en 1967] et le début de transformations et d'expériences physiques fulgurantes qui le catapulteraient dans un état difficile à comprendre dans le cadre des traditions ou des mystiques de l'illumination connues jusqu'ici. Sept transformations des plus déroutantes ont pris place durant sept jours. À la fin, U.G. se retrouva dans "l'état naturel". Ce fut une révolution des cellules, une mutation biologique complète.

En 1972, U.G. donna sa première conférence publique à l'Institut Indien de la Culture Mondiale à Bangalore. Plus jamais il ne donna de conférences après. Mais il n'arrêta, ni ne put empêcher les gens qui venaient le consulter. Il donnait suite à leurs requêtes, et répondait à leurs questions d'une façon qui lui était propre. Il logeait généralement chez des amis ou dans de petits appartements loués, mais ne demeurait jamais dans un endroit plus de six mois. Il ne donnait pas de conférences et ne faisait jamais de discours. Il n'avait pas d'organisation, ni de bureau ou de secrétaire et ne possédait pas d'adresse fixe. Bien qu'il répétait sans cesse qu'il n'avait "aucun message pour l'humanité", l'ironie voulait que des milliers de gens du monde entier ne le voyaient pas ainsi et se précipitaient pour voir et écouter son "anti-enseignement". Le premier livre : L'éveil est un mythe, entretiens déroutants avec U.G. [The Mystique of Enlightenment – The unrational ideas of a man called U.G., édité par Rodney Arms] fut publié en anglais en 1982. En 1986, il devint connu et accorda sa première interview télévisée, qui serait bientôt suivie par nombreuses autres interviews à la télé et à la radio dans le monde entier. U.G. entra dans l'histoire de l'édition en interdisant tout copyright sur ses textes, il déclara : "Mon enseignement, si c'est le terme que vous voulez utiliser, n'a aucun copyright. Vous êtes libre de le reproduire, le distribuer, l'interpréter, le détourner, le brouiller, faites ce que vous voulez, même de proclamer que vous en êtes l'auteur, sans mon accord ou la permission de qui que ce soit."

Pendant ces sept dernières années à Bangalore, il ne s'engageait que très rarement dans des conversations sérieuses. Il se lançait plutôt dans une activité au lieu de répondre à des questions épuisantes, car il trouvait que toutes les questions [sauf dans le domaine technique, qui est une chose différente] n'étaient que variations sur un même thème qui sans cesse tournait autour "d'être" et de "devenir". Il y avait de longue périodes de silence complet. Cela en devenait gênant ; mais c'était aussi un grand soulagement du fardeau de la connaissance. Puis, U.G. commençait à jouer à ses petits "jeux" énigmatiques ou invitait des amis à chanter, danser et à partager des blagues. La pièce entière explosait de rires : drôles, fous, sombres et apocalyptiques ! Enfin libérés de la tyrannie de la connaissance, de la beauté, de la bonté, de la vérité et de Dieu, nous nous moquions et nous plaisantions de tout, riant des héros et des amants, des penseurs et des politiciens, des scientifiques et des voleurs, des rois et des sages, y compris d'U.G. et de nous-mêmes !

Qui était donc cet U.G. ? Quel genre de personne était-il ? Il était l'être le plus énigmatique que vous pourriez rencontrer : gentil et cruel à la fois, le plus aimant mais sévère, toujours en train de parler d'argent, en apparence en train d'en "soutirer" à ses amis, et pourtant donateur des plus généreux ; il paraissait abusif et enclin à punir, mais noyait d'affection cette même personne à la seconde qui suivait ses réprimandes ; il était entièrement insouciant et en même temps inquiet de ce qui pourrait arriver à quiconque se tenait devant lui ; il dirigeait les gens d'instructions précises tout en acceptant complètement le résultat quel qu'il soit ; il faisait preuve d'une logique à toute épreuve tout en s'exprimant de façon on ne peut plus contradictoire. Pour un homme qui se plaignait de nous voir constamment préoccupés par autre chose que ce qui se déroule devant nous dans le présent, il ne faisait que parler de lui-même et de son passé. Il était impossible de mesurer les véritables intentions d'U.G. derrière ses paroles ou ses actions.

Ses réponses à nos questions jaillissaient telles des flèches perturbantes pour nos esprits. Il était connu non seulement pour détruire les édifices que nous avons si délicatement construits dans nos esprits, mais il démolissait également les fondations de la pensée humaine dans son ensemble. U.G. était véritablement énigmatique, subversif, révolutionnaire, et sans peur aucune.

Il y avait une énergie unique chez U.G. : dans la parole ou dans l'immobilité, c'était constant et vibrant et avait un effet profond sur ceux qui le côtoyaient.

Et, que ceci soit bien clair : Quand U.G. rejetait la notion de l'âme, ou atman, et qu'il déclarait que notre recherche de permanence était la cause de notre souffrance, on aurait dit le Bouddha. Quand il foudroyait tous les discours spirituels comme "balivernes" et trucidait les 'maîtres' spirituels en les qualifiant "d'imbéciles heureux", nous pensions aux paroles de feu et injurieuses du grand mystique chinois du 9è siècle, Rinzai Gigen déclarant : "Je n'ai point de dharma à transmettre... Il n'y a pas de Bouddha, ni de Dharma, ni d'entraînement, ni aucune réalisation..." Lorsqu'il parlait de "l'affection" en termes "d'à-coups" ressentis au niveau de la thyroïde, nous faisions le lien avec ce que disait Sri Ramana au sujet du "cœur véritable" situé du côté droit de la poitrine. En outre, nous faisions également un lien entre ses paroles radicales et certaines expressions ou déclarations de l'Avadhuta Gîta, l'Ashtavakra Gîta, des Upanishads, des koans zen et nous les comparions aussi aux enseignements de J. Krishnamurti, de Nisargadatta Maharaj et même aux paroles des "déconstructionistes" postmodernes. Nous pourrions continuer ainsi nos comparaisons et connections, mais cela ne nous a été d'aucune aide pour se faire une idée de ce mystère que fut U.G. !

Ce mystère, cette énigme, n'est plus. Un jour, il y a de ça environ deux ans, quand Mahesh Bhatt lui a demandé : "U.G., comment aimeriez-vous que l'on se souvienne de vous ?" U.G. lui a dit : "Quand je serai mort et disparu, il ne doit rien demeurer en vous ni hors de vous. Je suis parfaitement capable de m'assurer qu'aucun établissement ou institution que ce soit ne pousse autour de moi quand je suis en vie. Mais, comment vais-je pouvoir empêcher tous ces types que vous êtes de m'enchâsser dans vos cerveaux ?"


U. G.  DIT


Je n'ai pas d'enseignement. Il n'y a rien à préserver. Enseigner signifie quelque chose qui puisse être utilisé dans le but d'amener un changement. Désolé, pas d'enseignement ici, mais seulement des phrases décousues et déconnectées. Ce qui est ici n'est que votre interprétation, rien d'autre. C'est pour cela que, ni maintenant ni jamais, il y aura de copyright quel qu'il soit sur ce que je dis. Je n'ai aucune revendication.

Je n'offre aucun enseignement et jamais ne le ferai. "Enseignement" n'est pas le terme qui convient. Un enseignement implique une méthode ou un système, une technique ou un nouveau mode de pensée qui soit appliqué dans le but d'amener une transformation de votre mode de vie. Ce dont je parle est en dehors du domaine de ce qui peut être enseigné ; c'est simplement une description de la façon dont je fonctionne. Ce n'est rien d'autre que la description de l'état naturel de l'homme, c'est la façon dont vous –- une fois débarrassés des machinations de la pensée –- fonctionnez également.

Mon enseignement, si c'est le terme que vous voulez utiliser, n'a pas de copyright. Vous êtes libre de le reproduire, le distribuer, l'interpréter, le prendre à contresens, le détourner, l'embrouiller, faites ce que vous voulez et même en revendiquer la paternité, sans mon autorisation ni celle de qui que ce soit.

Ce qui m'intéresse c'est de vous montrer que vous pouvez marcher, et s'il vous plaît, jetez toutes ces béquilles. Si vous étiez vraiment handicapés, je ne vous conseillerais pas de le faire. Mais l'idée d'être un handicapé vous est imposée par les autres qui veulent vous vendre leurs béquilles. Jetez-les et vous pouvez marcher. C'est tout ce que je peux dire. "Si je tombais..." : c'est là votre peur. Abandonnez vos béquilles, et vous n'allez pas tomber.

Les gens me qualifient "d'éveillé" – je déteste ce terme – ils n'arrivent pas à en trouver d'autre pour décrire la façon dont je fonctionne. Pourtant, je souligne bien qu'il n'existe aucun éveil. Je dis cela, car toute ma vie j'ai cherché et désiré être un éveillé, et, j'ai découvert qu'il n'existe rien de tel que l'éveil, et donc, la question de savoir si untel est éveillé ne se pose pas. Je me fiche d'un Bouddha du 6è siècle, sans compter des autres prétendants qui nous entourent. Ils ne sont qu'un tas d'exploiteurs dont la prospérité dépend de la crédulité des gens. Il n'y aucun pouvoir à l'extérieur de l'homme. L'homme a créé Dieu par peur. Donc, le problème c'est la peur et non Dieu.

L'état naturel n'est pas l'état dans lequel se trouve l'homme réalisé ou divinisé, ce n'est pas quelque chose à atteindre, à accomplir ou que l'on doive faire exister ; c'est là – c'est l'état de vie. Cet état n'est autre que l'activité fonctionnelle de la vie. Par "vie" je n'entends pas quelque chose d'abstrait ; j'entends la vie des sens qui fonctionnent naturellement sans l'ingérence de la pensée. La pensée est un intrus qui s'introduit de force dans les affaires des sens. Sa motivation est le profit : elle dirige l'activité des sens pour en obtenir quelque chose et les utilise pour s'assurer de sa continuité.

Dieu est le plaisir ultime, la joie ininterrompue. Il n'existe rien de tel. Votre désir de quelque chose qui n'existe pas est la cause de votre problème. La transformation, moksha, la libération, et toutes ces balivernes ne sont que variations sur une même note : le bonheur en permanence.

Toutes vos expériences, toutes vos méditations, toutes vos prières, tout ce que vous faites, est égocentrique. Cela renforce le soi [ego], augmente son dynamisme, lui fait accumuler de la force, et donc vous emmène dans la direction opposée. Tout ce que vous faites pour vous libérer de ce soi est également égocentrique.

Il n'y a rien ici, uniquement vos données expérientielles relatives, votre vérité. Il n'existe aucune vérité objective. Rien n'existe au dehors de notre esprit ou qui soit indépendant de notre mental.

Le mental ou la pensée n'est ni votre ni mien. C'est notre héritage commun. Il n'existe rien de tel que votre mental et mon mental [en ce sens le mental est un mythe]. Il n'y a que mental ; la totalité de ce qui a été su, ressenti et expérimenté par l'homme, transmis de génération en génération. Nous pensons tous et fonctionnons tous dans cette sphère mentale, tout comme nous partageons tous la même atmosphère pour notre respiration.

On vous a dit de pratiquer l'état sans désir. Vous l'avez pratiqué pendant trente ou quarante ans, mais le désir vous assaille toujours. Donc, quelque chose ne va pas quelque part. Il n'y a rien à redire au sujet du désir ; quelque chose doit donc clocher chez celui qui vous a dit de pratiquer l'état sans désir. Il [le désir] est une réalité ; ça [l'état sans désir] est faux – il vous falsifie. Le désir est là. En tant que tel, il ne peut être mauvais, il ne peut être faux, car il est bien là.

La nature humaine est fondamentalement violente, car la pensée est violente. Tout ce qui naît de la pensée est destructif. Vous pouvez essayer de la dissimuler avec phrases merveilleuses et romantiques : "Aime ton voisin comme toi-même." N'oubliez pas qu'au nom du "Aime ton voisin comme toi-même", des millions et des millions de gens sont morts, en plus grand nombre que dans toutes les récentes guerres mises ensemble. Nous en sommes maintenant arrivés à un point où nous sommes capables de nous rendre compte que la violence n'est pas la bonne solution aux problèmes humains. Donc, la terreur apparaît comme l'unique possibilité. Je ne parle pas des terroristes qui font exploser des églises ou des temples et tout le reste, mais de la terreur ressentie par le fait qu'en détruisant son voisin, on pourrait se détruire soi-même. Cette réalisation est parvenue au niveau de l'homme ordinaire.

Le véritable problème, c'est la solution. Vos problèmes sont sans fin en raison des fausses solutions que vous leur avez inventés. Sans réponse, la question n'a pas lieu d'être. Elles sont interdépendantes ; vos problèmes et vos solutions vont de pair. C'est parce que vous voulez utiliser certaines réponses pour mettre fin à vos problèmes que ces problèmes sont sans fin. Les nombreuses solutions offertes par tous ces saints, les psychologues, les politiciens, ne sont pas vraiment des solutions du tout. C'est évident. Ils ne peuvent que vous exhorter d'essayer plus ardemment, de pratiquer toujours plus de méditation, de cultiver l'humilité, de vous tenir sur la tête, et encore et encore plus ; toujours dans la même veine. C'est tout ce qu'ils savent faire. Si vous rejetiez vos espoirs, vos peurs, votre naïveté et traiteriez ces types comme des hommes d'affaires, vous vous apercevriez qu'ils ne tiennent pas leurs promesses, et qu'ils ne le feront jamais. Mais, vous persévérez à gober les fausses promesses que vous proposent les experts.

Je ne peux jamais me tenir sur une plate-forme et faire une conférence. C'est trop artificiel. Discuter des choses de façon hypothétique ou abstraite est une perte de temps. Un homme en colère ne prend pas le temps de s'asseoir pour converser aimablement au sujet de la peur ; il est trop en colère pour le faire. Donc, n'allez pas me dire que vous êtes en crise ou que vous êtes en colère. Pourquoi parler de la colère ? Vous vivez, puis décédez dans l'espoir qu'un jour, d'une manière ou d'une autre, vous ne serez plus jamais en colère. Vous êtes tenaillés par l'espoir, et si cette vie vous semble trop désespérée, vous inventez une prochaine vie. Il n'y a pas d'autres vies à venir.

Cela ne m'intéresse pas de taper sur ce que d'autres ont dit [c'est trop facile] mais plutôt, d'abattre ce que je dis. Plus précisément, j'essaye d'enrayer ce que vous construisez à partir de ce que j'ai dit. C'est pourquoi je peux paraître contradictoire pour les autres. Je suis obligé, de par la nature de votre écoute, de toujours renier votre déclaration initiale avec une autre déclaration. Puis, la seconde déclaration est rejetée par une troisième, et ainsi de suite. Mon but n'est jamais une thèse dialectique confortable, mais la négation totale de tout ce qui peut être exprimé.


LE  DIRE  COMME  C ' EST


Un messie c'est celui qui laisse la pagaille après lui dans le monde.

[Ici, U.G. fait un jeu de mots avec deux mots anglais dont la sonorité est proche, mais dont ce n'est pas le cas en français. Il utilise le mot "messiah", en français : "messie" et le mot "mess", en français : "pagaille". On pourrait néanmoins, se rapprocher du jeu de mot avec des mots français en traduisant : "Un prêcheur est celui qui ne laisse que du péché derrière lui dans le monde."]

Les religions ont promis des roses mais vous finissez avec les épines seules.

Aller au bar ou au temple revient exactement au même ; c'est prendre sa dose quotidienne.

Le corps n'a aucune existence indépendante. Vous en êtes un squatter.

Dieu et le sexe vont de pair. Si Dieu disparaît, le sexe aussi.

Toutes les expériences, même les plus extraordinaires, sont du domaine de la sensualité.

L'homme ne peut jamais être autre que ce qu'il est. Quel que soit ce qu'il est, il créera une société qui le reflète.

L'amour et la haine ne sont pas les extrémités opposées d'un spectre ; ils sont une et même chose. Ils sont bien plus proches que deux cousins qui s'embrassent.

En se servant de modèles comme Jésus, Bouddha ou Krishna nous détruisons la capacité de la nature à créer des individus uniques.

Il serait plus intéressant d'apprendre des enfants, que d'essayer constamment de leur enseigner comment se conduire, comment vivre et comment fonctionner.

Tout ce que je peux vous garantir, c'est qu'aussi longtemps que vous serez à la recherche du bonheur, vous demeurerez malheureux.

Vous ne mangez pas de la nourriture, mais des idées. Ce que vous portez ne sont pas des vêtements, mais des marques et des noms.

Le fait est simplement que si vous n'avez pas de problème, vous en créez un. Sans problème, vous ne vous sentez pas vivant.

Cette chose compliquée que vous appelez "mental" a créé beaucoup de choses destructrices. De loin la plus destructrice de toutes est Dieu.

La pollution atmosphérique est des plus inoffensives comparée aux pollutions spirituelles et religieuses qui ont pestiférées le monde.

La nature s'occupe de créer des individus absolument uniques, alors que la culture n'a inventé qu'un seul gabarit auquel tous doivent se conformer. C'est grotesque.

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