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H. W. L.  POONJA

PLONGEON  DANS  L' INCONNU



Que règne la paix et l'amour parmi tous les êtres de l'univers. OM Shanti, Shanti, Shanti.

ENTRETIEN  AVEC  RON  STARK  ET  HENRY  BAER


UESTION  :  Vous dites que pour s'éveiller on n'a pas besoin du mental qui comprend, du mental qui analyse ou de celui qui ressent.


Papaji : Il n'est besoin d'aucun mental pour s'éveiller.

Question : Alors, de quoi a-t-on besoin ?

Papaji : On n'a besoin de rien. Vous êtes déjà Cela. Je ne vous demande pas de commencer ici pour arriver ailleurs. Vous devez savoir qui vous êtes à cet instant même. À cet instant, quel est votre problème ? L'idée qu'il existe divers types de mental, que vous devez les utiliser pour arriver quelque part, et même le désir d'atteindre l'éveil sont toutes des idées préconçues. Toutes ces opinions préconçues appartiennent au mental, et tout ce qui est dans le mental appartient au passé et non au présent. Les idées préconçues vous font sans cesse creuser le passé.

Pour faire un effort, même pour méditer, il vous faut avoir une idée préconçue ou un objet en tête. Je vous dis : "Retirez l'objet et voyez ce qui reste." Pour le faire, vous devez demeurer tel que vous êtes. Vous êtes déjà Cela, vous n'avez pas à faire quoi que ce soit pour y arriver ou pour l'atteindre. Quoique vous vouliez réaliser, ce doit être quelque chose que vous n'avez pas en ce moment, autrement vous ne voudriez pas l'obtenir. Et pouvoir l'obtenir, c'est aussi pouvoir le perdre, car ce n'est pas votre propre nature, votre propre réalité. Votre propre réalité intérieure, ce que vous êtes déjà, est la seule chose que vous ne pouvez jamais obtenir ou perdre.

Examinez tout ce que vous avez emmagasiné dans votre mémoi re, tout ce que vous avez appris, pensé, cru, tout ce dont vous vous êtes souvenu. Toutes ces choses ne sont pas "vous". Si vous vous en débarrassez, que reste-t-il ? Vous venez de parler du mental qui analyse et du mental intuitif. Débarrassez-vous d'eux également. Faites-le à l'instant même et dites-moi ce qui reste.

Je vais vous dire ce qui reste : Aucun mot, rien.

Question : On ressent la paix ici.

Papaji : La paix, la lumière, la sagesse, l'intuition.

Question : Comment faites-vous cela ?

Papaji : En ne faisant rien.

Question : C'est très difficile de ne rien faire.



 

Papaji : Ce n'est pas vrai. C'est la chose la plus facile qui soit. Ce n'est pas difficile parce que c'est ici, juste maintenant.

Question : Mais le mental est très actif.

Papaji : Je ne parle absolument pas du mental. N'utilisez pas votre mental. N'en faites rien et voyons où vous aboutissez.

Question : Les mots que vous articulez ont dû être précédés de pas mal de pensées.

Papaji : Je ne suis pas d'accord.

Question : Vous devez penser pour formuler vos pensées.

Papaji : D'où viennent les mots que vous utilisez en ce moment ? Je vais vous le dire : du vide inconnu. Pouvoir parler ainsi est pour tous un droit acquis dès la naissance.

Question : Lorsque je vous pose une question, votre cerveau doit examiner mes mots. Il doit sélectionner parmi tout votre savoir et tout votre vécu pour donner une réponse.

Papaji : Mon vécu est que chaque fois que je parle je n'utilise rien qui soit emmagasiné dans la mémoire.

Question : Mais les souvenirs sont quand même présents, à un niveau non conscient.

Papaji : Oui, à un niveau non conscient. Allez vers ce niveau non conscient et sautez dedans.

Le passé et le futur sont fondamentalement identiques. Tous deux sont le mental. Si vous demeurez uniquement dans l'instant présent, vous n'avez absolument rien à faire avec le passé. La mémoire se réfère aux choses du passé. Le mental est également le passé, une collection d'images représentant ce qui est déjà parti. Quand vous parlez, vous faites toujours appel aux images du passé. Jamais je ne creuse le passé pour trouver la réponse à une question. Les questions que vous allez poser viendront de votre mental, mais ma réponse ne viendra pas de la mémoire. Tout le monde peut le faire. Tout le monde peut parler ainsi.

Question : Est-ce simplement être plus spontané ?

Papaji : C'est être absolument dans le présent. Traversez la vie sans pensées, sans pensées préconçues. Cela marche instantanément. Ne pas avoir d'idées préconçues s'appelle l'illumination. À présent, posez vos questions.

Question : Quand j'essaie de penser à une question, je dois fouiller mon mental, mon passé. Pour formuler une question je dois me demander : "Qu'est-ce que je ne comprends pas ? Qu'ai-je besoin de savoir ? Quelles questions pourraient être utiles ?" Pour trouver les réponses je dois chercher dans ma mémoire, dans mon mental, dans mes expériences passées. Je ne peux même pas formuler une question sans faire cela.

Papaji : Ce n'est pas un problème.

Question : Si nous sommes totalement présents, si nous vivons la totalité de cet instant, il n'y aura plus de raison de parler.

Papaji : Dans la vacuité vous pouvez encore parler et y être 200% plus efficace. Tout travail peut être fait plus efficacement à partir du vide. Vous ne connaissez pas cela parce que vous n'y êtes jamais allé. Sautez tout d'abord dans la vacuité puis voyez comment vous répondez.

Je suis entièrement d'accord avec vous quand vous dites que vous pensez et posez les questions à partir de votre mémoire. C'est parce que vous n'avez pas encore sauté en avant dans cette vacuité. Allez à cette vacuité et parlez. En ce lieu, votre question et ma réponse seront toutes deux dans le présent.

Question : Mon mental est toujours actif, car chaque fois que vous parlez, je juge : "Ça c'est logique... ça, ça ne tient pas debout..."

Papaji : N'essayez pas d'être logique en quoi que ce soit.

Question : Il y a quelque chose dans mon mental qui me dit : "Attendez un instant, ici ça sonne faux. Je ne comprends pas."

Papaji : Vous parlez à partir d'un niveau mental. Votre compréhension vient d'un niveau particulier. Je dis : "Sautez en ce lieu où il n'existe pas de niveau du tout."

Question : C'est difficile.

Papaji : Ça c'est un mot que vous avez entendu ou lu dans le passé. Maintenant, dans cet instant présent, n'utilisez pas le mot "difficile". N'allez pas vers le passé, vers vos expériences passées. Plongez dans l'inconnu. De là, parlez-moi, posez-moi une question.

Question : D'accord, cela semble être la chose à faire. Alors la pensée me vient : "Je veux le faire, je veux laisser mes idées préconçues, je veux laisser mes pensées conditionnées. Je veux vivre et fonctionner d'une manière différente." Mais comment faire ? Je suis contrôlé par toutes ces pensées, par le mental qui me dit : "Est-ce juste ? Est-ce bien utile ?" Comment lâcher prise et simplement être ici-maintenant ?

Papaji : Vous dites : "Je veux le faire." Cette attitude est erronée parce que pour l'obtenir vous ne devez rien faire du tout. Lâcher prise n'implique pas de réaliser quoi que ce soit de neuf. Vous n'avez pas à essayer d'atteindre un nouvel état, car même en ce moment vous êtes ce que vous cherchez. Vous ne pouvez travailler ou faire un effort pour être vous-même, car à quel moment ne l'êtes-vous pas ? Toutes ces tentatives, cette recherche, ce désir de réalisation et d'accomplissement ne sont pas naturels. Ce que vous obtenez par ces activités non naturelles sera perdu tôt ou tard, mais vous ne pouvez jamais perdre votre propre Soi. Découvrez qui vous êtes en cet instant et mettez fin à toutes ces recherches inutiles.

Question : Je suis pure présence.

Papaji : Absolument exact. Dans ce cas, d'où viennent les questions ? Aucun problème n'existe dans la pure présence. Tout y est inclus. Vos gestes, vos paroles, tout ce que vous faites vient de cette pure présence. Et ceci est au-delà de tous les niveaux de pensée. C'est un non niveau. Soyez en ce lieu, parlez à partir de là, accomplissez toutes vos activités habituelles, quotidiennes, à partir de là. Soyez cette conscience, soyez cette vacuité.

Question : La bonté, la sagesse, la compassion, se trouvent-elles en ce lieu ? Proviendront-elles naturellement de là ?

Papaji : En ce lieu, la sagesse, la compassion et la bonté sont inhérentes à votre propre nature. Lorsque vous mangez, votre main prend la nourriture et la porte à votre bouche. La bouche n'éprouve pas de reconnaissance pour la main. Elle ne dit pas : "Merci, Madame la Main. Vous m'avez nourri. Sans vous j'aurais eu faim." Quand vous vivrez dans ce lieu, vous coopérerez avec l'humanité de la même manière que la main coopère avec la bouche. Vous éprouverez de la compassion envers tous les êtres, vous serez serviable et bon pour tous, mais en même temps vous ne sentirez jamais : "J'ai de la compassion, je suis bon." Vos actions auront leurs racines dans la bonté, l'amour et la compassion, mais vous ne serez jamais conscient que vous les accomplissez pour aider les gens.

Question : Voulez-vous dire qu'il n'y aura pas d'intention consciente ?

Papaji : C'est l'état naturel. Dans cet état vous aidez tout le monde, tous les êtres, et vous le faites automatiquement.

Question : Tout le monde a-t-il cette même nature ?

Papaji : Oui, la même nature.

Question : Qu'en est-il de ces gens dont la nature est laide, qui ne sont pas bons ?

Papaji : Je ne parle pas de cette nature là. Je parle de la nature fondamentale qui est présence, lumière, sagesse, humanité. Pour avoir de la compassion, vous devez en premier lieu vivre Cela.

Question : C'est notre nature à tous ? Ressentez-vous Cela comme votre nature intérieure ?

Papaji : Nature intérieure. Nature cosmique. Nature éternelle. La nature.

Question : Ne nous mettons-nous pas en travers du chemin ? Le mental analytique et tout le reste se mettent-ils en travers du chemin ?

Papaji : Toutes ces choses ne sont que confusion. Ne les nommez en aucune façon "nature". Elles ne sont pas naturelles.

Question : Des gens violent, tuent, volent. D'où ces impulsions viennent-elles ?

Papaji : Elles viennent d'actions non naturelles, malpropres. Elles s'acquièrent de la société. La société nous dit de nous venger et d'agir violemment de toutes les façons. Ce ne sont pas des manifestations de la nature du Soi. Même les assassins ont des remords. Ils savent, d'une façon ou d'une autre, qu'ils ont violé une loi naturelle.

Question : Les prisons sont pleines de criminels reconnus coupables. Je ne pense pas que la plupart d'entre eux ressentent de la honte ou du remords d'avoir tué, volé ou violé. Ils sentent que c'est leur nature. Ils ne sont pas en harmonie avec les autres. Ils sont égoïstes, ils ne veulent que posséder pour eux-mêmes. Les gens ont des natures diverses. Il n'existe pas de nature commune.

Papaji : Je ne suis pas en train de parler de natures diverses. Celles-ci surviennent en raison de circonstances extérieures. La nature dont je parle est la présence, notre propre nature intérieure. Un crime violent n'est pas une expression de cette nature intérieure.

Même votre nature extérieure vous apprend ce qu'est un comportement juste ou erroné. Vous savez qu'il n'est pas naturel de tuer un homme ou de violer un bébé. Vous savez que vous allez contre nature en le faisant. Il vous faut payer lorsque vous transgressez des lois naturelles par des actes de violence. Si ce n'est immédiatement, ce sera à une date ultérieure.

Question : Vous dites : "Lâchez prise, soyez, tout simplement." Cela semble juste et j'approuve ce que vous dites. Cependant, après vous avoir entendu et approuvé, je retourne à mes programmes mentaux, à mon conditionnement, à mon mental réactif. Je me demande pourquoi. Je sais que je ne devrais rien faire et cela paraît très simple. Comment puis-je apprendre à faire cela de plus en plus et à demeurer tout le temps ainsi ?

Papaji : Vous n'avez pas compris ce que j'essaie de vous dire. Vous parlez encore d'obtenir quelque chose dans le futur. Vous parlez d'être spontanément dans le présent. Pourquoi devoir attendre et programmer votre venue dans le "maintenant", dans le moment présent? Le fait d'essayer vous en fait sortir et aller dans le futur.

Question : En ce moment mon mental se trouve en vingt endroits différents.

Papaji : Le mental ne peut aller en différents endroits en même temps. Il ne peut qu'aller dans une direction particulière. Dites-moi où est votre mental à présent. À quoi pensez-vous en cet instant ? Où va votre mental maintenant ? Montrez-le moi.

Question : J'écoute ce que vous êtes en train de dire.

Papaji : Bien. Vous écoutez ce que je dis. Je vais travailler là-dessus. Ce que vous avez écouté, où cela est-il tombé ?

Question : C'est tombé dans la partie de moi-même qui juge ce que vous dites. Je juge ce que vous êtes en train de dire.

Papaji : "Je juge". "Je" est le sujet et "juge" le prédicat. Mainte nant, au-dedans de vous, d'où ce "je juge" a-t-il surgi ? "Je juge" ce sont deux mots. Inversez la phrase : "Juge je". D'où ce "je" vient-il ? Remontez à sa Source. Chaque fois que vous me poserez une bonne question, ce sera la réponse. C'est la réponse à tous les problèmes.

... Vous êtes soudain devenu silencieux.

Question : J'essaie de trouver une réponse.

Papaji : Vous êtes Ron, et vous, Henry. M. Henry, vous n'avez rien dit depuis un moment. Dans ce silence, le "je juge" était-il présent ou non?

Question : Il ne l'était pas.

Papaji : Bien. Cette déclaration n'était pas présente. Et vous étiez silencieux parce que vous ne pouviez trouver de réponse à la question que je vous avais posée. À cet instant-là, qui étiez-vous ?

... Maintenant vous êtes redevenu silencieux. Vous êtes à nouveau silencieux.

Question : Je sens...

Papaji : "Je sens" – deux mots. Que signifie "sens" ? "Je sens" – deux mots. Qu'est-ce qui est antérieur au "sentiment" ? Qui est antérieur à sentir ?

Question : Les mots me manquent.

 Papaji : Bien. "Les mots me manquent". Qu'est-ce que ce "me" à qui les mots ont manqué ?

Question : Derrière les pensées, quelque part il y a...

Papaji : Non ! Non ! Gardez votre silence. C'est une répétition de la question. Qui est ce "je" qui a un sentiment ? À qui ce sentiment survient-il ? Qui est ce "je" ? Où est-il ? Poursuivez ce "je" jusqu'à son lieu d'origine et tous les problèmes seront résolus. Qui est ce "je" ? La réponse à cette question est la réponse à toute recherche. Le "je" est-il ces lunettes ? Le "je" est-il ce corps ? Est-il couvert de peau, a-t-il des membres ?

Question : Non.

Papaji : Qu'est ce "je" ? Vous avez dit "je sens" de nombreuses fois. En premier lieu, élucidons le problème de ce qu'est ce "je". À qui ce sentiment survient-il quand vous dites "je sens" ? À "je". Qu'est ce "je" ? Approfondissons le sujet. Faisons con naissance, devenons ami avec notre propre Soi. Essayez de le faire maintenant ! Il n'est pas éloigné. Mon cher ami, il n'est pas à San Francisco. Où se trouve le "je" ? À quelle distance de vous est situé le "je" ? À quelle distance ?

Question : Il est quelque part ici, mais je...

Papaji : [montrant la poitrine] suivez sa trace ici. Enlevez ce qui est à l'extérieur et pénétrez en cet endroit. Faites-le maintenant ! C'est très concret. Faites-le ! Qui est ce "je" ?

Question : Il n'y a pas de "je".

Papaji : Pas de "je" ? Dans ce cas le problème est résolu. S'il n'y a pas de "je" vous poserez les questions spontanément, vous penserez spontanément et vous fonctionnerez spontanément. Vous serez spontanément plein de compassion.

Question : Parce qu'en lui rien ne se réfère à quoi que ce soit. Il n'y a rien derrière.

Papaji : Rien derrière. C'est juste.

Question : [riant] C'est si facile de lâcher prise.

Papaji : Exact. C'est si facile de lâcher prise.

Question : Il n'y a pas de "je", ou de croyance, ou de sentiment... Il n'y a pas de "je". Je crois. Puis-je utiliser le mot "je" d'une manière spécifique ? Lorsque vous êtes vivant vous avez un "je", c'est la force de vie.

Papaji : Je ne suis pas en train de parler du "je" physique, de quelque chose qui aurait ou qui serait la vie. Je parle du "je" psychologique. Vous êtes actuellement en train de parler : d'où ces mots proviennent-ils ? Vous ressentez "je parle, je travaille, je pense". Quelle est cette entité, ce "je" auquel vous attribuez toutes ces activités ? Qui dit tous ces mots ? D'où viennent-ils ?

Question : Le "je" semble que être quelque chose que nous fabriquons.

Papaji : Quelque chose que vous fabriquez. Bon, alors quelle est l'origine de la "fabrication" ?

Question : Je ne sais pas. Dites-le moi.

Papaji : Non. Je veux que vous y alliez vous-même. Je ne vous le dirai pas. Je ne peux pas vous le dire.

Question : Je...

Papaji : Un mot. [rires] M. Henry, ça c'est une phrase complète.

Question : Nous sommes partis de quatre phrases pour arriver à un mot. Il ne reste plus beaucoup de chemin à parcourir, maintenant.

Papaji : Est-ce difficile de demeurer dans ce seul mot, M. Henry ?

Question : Puis-je percevoir ce "je" ?

Papaji : Non, car c'est la fontaine, la Source de "je pense". Vous dites : "Je vais penser, je vais faire ceci et cela." Je dis : "Retournez simplement à ce "je"." Si vous retournez à ce "je", qu'est-ce qui sera là ?

Question : Là, il n'y a pas de questions. Là, les questions n'ont pas d'importance.

Papaji : Il peut y avoir mille et une questions, l'une après l'autre. Mais ce ""je" conscience" n'en est jamais affecté ni par quoi que ce soit d'autre.

Alors les questions peuvent-elles être encore là ?

Les questions sont là. L'activité est là. Tout est là. Mais vous, vous-même, vous n'êtes pas là. Quand vous mettez un "je" là où il n'a pas sa place, la confusion, l'agitation, les perturbations et même les guerres apparaissent. Quand le "je" n'est pas là, quelque chose demeure toujours.

Question : Le mot "survie" m'est venu à l'instant. Je pense que "je" apparaît et persiste en raison de notre instinct de survie, d'autoprotection. Quand le "je" s'en va, qu'est-ce qui survit, qu'est-ce qui reste ?

Papaji : C'est une autre question. Examinons-la. Si nous retournons à notre Source, nous atteignons la conscience même. Faisons-le maintenant. Retournons à cette Source. À l'instant même. Ce n'est pas très difficile. Ne faites rien d'autre, n'allez nulle part ailleurs. En cet instant du temps, soyez cette conscience. Vous êtes cet Etre en cet instant. Vous n'avez pas à l'étudier ou à le rechercher.

Question : Tout mon être se relie à vos paroles. Je comprends parfaitement et j'admets que c'est ce que je dois faire. J'entends ce que vous dites, je comprends la nécessité de le faire, je veux même que cela se produise, mais je ne peux toujours pas lâcher le concept de "je".

Papaji : Je ne vous dis pas de lâcher prise. Je ne vous demande pas de lâcher quoi que ce soit. Je vous demande seulement d'être présent à votre propre sentiment d'être. Mettez votre visage dans votre propre être. Voyez votre visage dans le miroir de la conscience. Au lieu de courir vers l'extérieur, faites retraite vers l'intérieur. Retournez à cette conscience et voyez ce qui est là. Là vous verrez votre propre visage, vous le reconnaîtrez et vous l'aimerez. Etablissez-vous là et tout sera tellement simple et tellement naturel pour vous.

À présent, M. Henry, je vous demande quelque chose de plus. Lorsque vous prononcerez votre prochaine phrase, voyez, je vous prie, d'où elle prend naissance. D'où s'élève-t-elle ? Quand je vous emmènerai là, nous serons très près de la solution. À présent, tandis que vous me parlez, voyez le processus dans sa totalité. D'où surgit-elle ?

Question : Regarder d'où elle se lève me donne la compréhension.

Papaji : Non ! Non ! Rejetez la compréhension. Mon cher Henry, retournez à la Source de la compréhension.

Question : Ce que vous me dites est très difficile pour moi et également très déconcertant.

Papaji : Non. Non. Faites-le tout d'abord, puis énoncez vos difficultés après coup. Vous ne l'avez pas encore fait. Retournez à la Source de votre être, d'où tout vient. Tout vient de l'intérieur de vous et de nulle part ailleurs. Tout naît de là, le passé, le présent, le futur. Tout est localisé là. C'est là que vous devez aller.

Question : J'essaie. Je ne peux la trouver.

Papaji : N'essayez pas. Vous ne la trouverez ni dans le passé, ni dans le futur. N'essayez pas. Abandonnez tous vos efforts. L'avez-vous fait ? Vous dites : "J'essaie juste maintenant" et je dis : "Abandonnez tout essai". L'avez-vous fait ?

Question : Pendant une seconde peut-être, pendant une seconde, oui.

Papaji : Bien. Cela suffit. Cette seconde est tout à fait suffisante. Pendant une seconde vous avez renoncé à tout essai. Dans cette seconde, qui êtes-vous ?

Question : Je ne sais pas.

Papaji : Excellent ! Excellent ! Pouvez-vous rester dans cette seconde et me dire : "Je sors de cette seconde ?" Expliquez-moi comment vous quittez cette précieuse seconde. Comment en sortez-vous ?

Question : Ça c'est facile. Je retourne au concept de "je". C'est si facile de redevenir "je".

Papaji : Oui, ce "je" est juste un concept. Mais je parle de cette seconde où il n'y a pas de "je", où il n'y a rien. Je parle de cet instant présent. Si vous êtes dans cette seconde que percevez-vous ?

Question : L'ouverture.

Papaji : Excellent. Voulez-vous l'ouverture ou la fermeture ? Que préférez-vous ?

Question : L'ouvert.

Papaji : C'est notre point de départ. Veuillez m'excuser d'agir ainsi avec vous. Qu'est-ce qui se présente en vous maintenant ? Quel concept avez-vous en tête ? Quelle difficulté ? Quel problème ?

Question : De l'accepter entièrement.

Papaji : Soyons beau joueur. Quand nous arrivons à une solution nous devons nous y tenir. En premier vous avez dit que vous viviez l'ouverture. Puis vous avez dit : "Cela m'est difficile." Où êtes-vous allé après cette première déclaration : "Je suis ouvert ?" Qu'en avez-vous fait ? Comment l'avez-vous rejetée ?

Question : Je l'ai fermée. [rires]

Papaji : La fermeture, c'est ce qui se passe à Wall Street. Quand vous dites : "Je suis ouvert", à cet instant vous êtes heureux. L'êtes-vous également au moment de dire : "Je suis fermé ?" Choisissez entre les deux ! Choisissez ! Allons ! Il n'y a aucun choix dans l'ouverture. Elle est sans choix.

Question : Pas de choix.

Papaji : Donc, ne fermez pas. Restez ouvert. N'est-ce pas raisonnable ?

Question : Très.

Papaji : Merci. Prenons une tasse de thé et poursuivons notre conversation.

Question : Lorsque nous remarquons "fermé", "pas ouvert"...

Papaji : Quand vous remarquez d'où vient ce concept de "fermeture", vous êtes à nouveau dans la présence.

Question : Est-ce aussi simple que cela ?

Papaji : Cela semble-t-il également aussi simple à M. Henry ? C'est si simple, si naturel. Et c'est ce que vous êtes. Qu'avez-vous à faire pour être ainsi ? Quel effort devez-vous faire pour être ainsi ?

Question : Pas d'effort.

Papaji : Quand vous ne faites pas d'effort, qui êtes-vous ?

Question : [rires] La question suivante se présente : "Que me faut-il savoir d'autre ? Je veux savoir."

Papaji : Soyez en certain : là, en ce lieu, toutes les questions trouvent leur réponse.

Question : Le concept "je" veut savoir, veut comprendre, veut faire un effort. Quand je me sens mal, je sais que je suis décentré.

Papaji : Les questions qui viennent de l'ego ne feront que créer de la confusion. Nous sommes arrivés en cet autre endroit où le "je" n'apparaît pas. Actuellement vous parlez à partir de là.

Question : Des questions naissent encore de cet endroit, mais pas les problèmes.

Papaji : Les questions sont présentes, les mêmes difficultés sont présentes, mais pas les problèmes.

Question : Aurai-je des rapports différents avec eux ?

Papaji : Vous êtes relié à tous les problèmes. De cette position avantageuse vous les résolvez d'une manière beaucoup plus sage.

Question : Qu'est-ce que l'ego ?

Papaji : L'ego n'est pas le Soi. Quand vos actions ne sont pas fondées sur le Soi, toutes sortes de mauvaises attitudes apparaissent : l'orgueil, l'hypocrisie, le calcul politique. En fonctionnant par l'ego vous acquérez du savoir et des identités données par vos voisins, vos amis, vos prêtres et vos professeurs. Ce n'est pas votre vraie nature. Vous avez été simplement conditionné à croire que c'est ce que vous êtes. Vos professeurs, vos prêtres, vos parents, la société, tous vous ont fait ça.

Question : C'est pourquoi c'est si difficile. Mon mode de pensée normal, ma présence habituelle passent par l'entremise de ce conditionnement.

Papaji : Vous devez sortir de ce conditionnement.

Question : Le matin à mon réveil je regarde ma montre. Je pense : "Il est huit heures, je dois faire ceci, je veux faire cela." Toutes les activités sont filtrées à travers ce conditionnement.

Papaji : Si vous dites que ces pensées vous conditionnent, alors vous êtes conditionné. Si, au lieu de cela, vous reconnaissez qu'elles naissent de la Source inconditionnée, elles ne vous conditionnent pas. Une même activité peut être conditionnée ou inconditionnée. En ce moment nous prenons le thé. Une activité se poursuit mais elle ne nous cause aucun obstacle.

Question : Nous pouvons donc avoir la même routine tout en étant différemment relié à elle. Il n'y aura alors pas de problème.

Papaji : En étant relié différemment, il n'y aura "pas de problème". Faites face. Adoptez une approche différente. Ne le faites pas avec un revolver en main.

Question : Je trouve que ce qui donne de la valeur à vipassana c'est d'apprendre à voir les pensées comme impersonnelles. Nous étudions la façon dont nous nous identifions aux pensées, nous voyons que la pensée "je" est également un concept. Avec vipassana, qui est la voie de la vision pénétrante, on s'exerce à laisser la pensée s'en aller. Si vous apprenez à lâcher les pensées, vous ne vous laissez plus prendre si facilement par le concept de moi, de "je". Je trouve que vipassana est un outil utile.

Papaji : En faisant cela on crée une trinité : le méditant, la méditation et l'objet de méditation. Cette trinité s'entretient. Je veux que vous soyez dans l'unité. Soyons un, en totalité, et non divisés entre méditant, méditation et objet de méditation.

Question : Ils ne le sont pas. Cela ne fait pas partie de l'enseignement, pas partie de la voie. Je le sais par expérience. Bien que je reconnaisse que ce que vous dites est vrai, je pourrais dire que la méthode vipassana me remet continuellement en mémoire que je m'identifie aux pensées, que je crée un moi, un "je" avec ses problèmes. Alors les pensées s'évanouissent et cette méthode nous rappelle que les pensées ne sont pas réelles. Elle nous aide à retourner au non-moi, au vide. Mais j'apprécie néanmoins votre manière.

Papaji : Ne vous empêtrez pas dans vipassana, dans ce processus d'observer et de faire. Pendant que vous êtes conscient de mettre en pratique vipassana, demandez-vous : "Qui est en train de faire vipassana ?" Lors de cette pratique vous devez vous demander "Qui suis-je ?" afin de découvrir qui est celui qui la met en pratique.

Vous observez les objets, mais je vous demande de les enlever. Si vous enlevez les objets, tout s'en va. Alors seule la conscience est.

Question : Que dois-je faire pour me souvenir de tout cela ?

Papaji : Rien. Se souvenir appartient au passé. Pour vous souvenir, vous devez creuser le passé pour en ramener quelque chose.

Question : Ça, je le comprends. Tout doit être spontané. Que faites-vous quand vous sortez dans la rue ? Comment pouvez-vous y être spontané ?

Papaji : Vous pouvez sortir dans la rue et répondre à tout ce qui s'y présente, mais sans oublier le vide. Vous ne pouvez aller nulle part où ne soit le vide. Vous ne voyez les objets qu'en raison du vide qui s'étend derrière eux. Rien n'existe sans le vide. Si vous ne pouvez aller nulle part sans qu'il y ait la vacuité, pourquoi ne pas accepter celle-ci dès à présent comme étant ce que vous êtes ?

Question : La vacuité est l'espace vide derrière toute chose.

Papaji : C'est ce que je dis. Vous ne pouvez l'inclure ou l'exclure. Regardez cette maison dans laquelle nous nous trouvons. Pouvez-vous dire : "Dehors c'est le vide, mais il n'y a pas de vide à l'intérieur parce que c'est ma maison ?" L'intérieur peut-il exister sans le vide ?

Question : Alors le vide est l'état naturel ?

Papaji : Le vide, la présence, la sagesse, l'éveil.

Si le vide n'existait pas, il n'y aurait pas de maison. L'intérieur et l'extérieur sont tous les deux le vide. Nous construisons quatre murs et appelons cela une maison. Puis nous disons que nous vivons dedans. Mais nous ne vivons pas entre les murs, nous vivons dans la vacuité.

Toute connaissance vient de Cela qui est inconnu. Et elle demeure toujours dans l'inconnu. Connaître cela, c'est l'éveil. S'y essayer est vipassana.

Question : Vipassana c'est chaque fois une pratique intense pendant des mois. Il est très difficile d'obtenir cette compréhension.

Papaji : Non, non, ce n'est pas un problème. Je ne me suis pas retiré dans des grottes pour méditer chaque fois pendant des mois. Je me suis rendu tout simplement auprès de mon maître et il a dit : "Ce qui apparaît et disparaît n'est pas réel." Alors j'ai saisi.

Question : Comment êtes-vous arrivé à cette compréhension ?

Papaji : J'ai saisi par la grâce de mon maître. Je n'ai fait aucun effort pour comprendre. Instantanément, j'ai saisi.

Question : Avez-vous médité avant de le rencontrer ?

Papaji : J'ai fait beaucoup de choses. Dévotion, méditation, toutes sortes de choses. Je n'ai rien laissé à l'écart. J'ai poursuivi ma recherche très très sérieusement. Mais quand j'ai rencontré mon maître, quelque chose s'est passé qui m'a fait saisir, instantanément.

Imaginez que vous allez vous marier demain. Vous vous rendez au marché, vous faites des emplettes et prenez toutes vos dispositions pour la journée suivante. Puis, en retournant chez vous, vous traversez une forêt. Soudain un tigre surgit juste devant vous. Qu'advient-il alors de tous vos projets minutieux ?

Question : Ils changent rapidement.

Papaji : C'est ainsi que cela se passe, M. Henry. Que se passerait-il si vous deviez rayer toutes les idées concernant ce que vous avez à faire demain, ce que vous pourriez obtenir ou atteindre à l'avenir ? Vous avez besoin de voir un tigre.

Question : N'importe quelle question qui se présente paraît hors de propos. Elles reviennent toutes au même point. Toutes ces questions sont des tigres.

Papaji : Non, non, elles ne sont pas des tigres.

Question : Vos questions s'imposent à mon attention. Vous êtes mon tigre lorsque vous me demandez "Qui suis-je ?" J'allais dans une direction, préparant une réponse à vous donner. Soudain, ma réponse n'a plus d'utilité.

Papaji : Ça, c'est le tigre.

[rires]

Cela survient simplement, en ne faisant aucun effort, en ne prêtant attention à aucune chose extérieure. Cela ne vient pas en lisant des livres.

[silence]

Maintenant, à quoi pensez-vous, mon cher Henry. Maintenant, juste maintenant ?

Question : J'essaie de ...

Papaji : Non, non. Ne parlez pas d'essayer. Dites-moi ce qui, en cet instant, apparaît dans votre esprit ?

Question : Il y avait un espace. Il y avait un vide.

Papaji : C'est ce que je voulais.

Question : Cela signifie que là il n'y a rien. Donc le "quelque chose" est simplement une erreur.

Papaji : C'est un espace vide. Vous pouvez nommer cela "espace", vous pouvez nommer cela "la Source", vous pouvez nommer cela "illumination", vous pouvez nommer cela comme vous voulez.

Question : Dans cet espace il n'y a pas d'attachement. Vous n'avez aucune idée, vous n'avez aucune question.

Papaji : À présent, c'est lui qui mène ! [rires] Bien ! Il a saisi !

Question : Cela fait très longtemps que je participe à des entretiens semblables à celui-ci et j'ai fait beaucoup de sessions vipassana. J'ai essayé d'expliquer cela auparavant, mais je n'avais pas saisi le sens du vide derrière la question.

Papaji : [riant] Je l'ai attrapé au bon moment. Il a découvert l'espace en lui et non ailleurs. Pourquoi devrais-je lui poser une question à présent?

Vous ne devriez pas oublier l'espace parce que vous ne pouvez jamais vous en débarrasser. Vous ne pouvez pas jeter l'espace : il est toujours là. Vie après vie il est là. Toutes ces vies prennent place dans cet espace.

Observez les vagues de l'océan. Certaines sont hautes, d'autres petites, d'autres allongées. Si vous ne regardez que les formes, vous voyez des vagues séparées, mais si vous regardez la substance, vous savez qu'elles sont toutes l'océan, toutes l'eau. Il se peut qu'il y ait des distinctions dans votre mental, mais vous n'êtes pas ces distinctions, ces vagues. Vous êtes l'océan du Soi. Vous ne pouvez pas retirer les vagues de l'océan. Vous ne pouvez pas les séparer.

Question : Que faire quand je ne suis pas avec vous ? Quand je suis là-bas dans le monde et que j'oublie ? Comment se souvenir de ceci ?

Papaji : Ne vous souvenez pas ! Si vous ne vous souvenez pas, alors ni vous ni moi ne serons présents. En cet instant, nous sommes ensemble et nous parlons. N'ayez aucun concept. Si vous n'enregistrez ni n'acceptez les concepts, tout sera bien. Vous ne serez pas là, je ne serai pas là. Il n'y aura pas de distance et pas de séparation.

Question : Est-ce ainsi qu'un Guru demeure avec quelqu'un ?

Papaji : Oui, oui.

Question : Donc l'idée de distance entre nous n'est qu'un concept. Qu'est-ce que j'obtiendrai de plus que ce que je viens juste d'obtenir en restant avec vous trois jours, une semaine, deux semaines ?

Papaji : Rien de nouveau.

Question : Juste un peu plus ?

Papaji : Non, non. Rien de plus et rien de moins.

Question : Ceci.

Papaji : Je ne l'appellerai même pas "ceci". Si je le fais, il y aura confusion avec "Cela".

Question : La réponse et la compréhension que vous avez communiquées pendant les dernières minutes... Mon mental analytique...

Papaji : Vous pouvez encore utiliser le mental qui analyse. C'est toujours possible. Mais dès maintenant les réponses viendront de l'espace "je sais".

Question : Je peux voir comment mon mental fonctionne avec les mots, les pensées, les idées. Et je peux voir comment je leur donne une réalité. Je peux voir maintenant comment je n'avais jamais donné de crédibilité ou de compréhensibilité au vide, à l'espace derrière cette réalité. Je me suis identifié à une chose nommée "moi" et aux pensées, aux concepts, aux souvenirs, aux projec tions de "moi". Maintenant je comprends et je sais que c'est le vide derrière tout cela qui est vraiment utile.

Papaji : Vous pouvez maintenant penser et faire comme vous le voulez.

Question : Ce n'est pas moi, et ce n'est pas vous.

Papaji : L'espace, la Source, le vide. Vous ne pouvez rejeter ce qui est. Les vagues sur l'océan semblent se combattre et s'entre choquer, mais elles sont toujours l'océan.

Question : Je peux identifier – l'ego dit : "C'est mon idée, c'est ma question, c'est ma réponse." Ça, c'est l'ego. Mais l'ego ne peut identifier, accréditer, être fier de l'espace.

Papaji : Quand vous le nommez espace, il n'y a pas d'ego. Quand vous sautez dans l'espace, tout est bien. Je n'utilise aucun mot pour décrire cet espace. Simplement il est.

Question : Donc l'ego crée les problèmes. L'ego ou le sens du "je" ne peut en aucune façon comprendre l'espace ou le vide parce que celui-ci est antérieur au surgissement du "je".

Papaji : [riant] Il l'explique très bien. Cela se connaît simplement Soi-même.

Question : Quand je vous ai appelé aujourd'hui, je voulais savoir quels étaient vos projets d'avenir, je voulais savoir où vous trouver afin que je puisse revenir vous voir. À présent je me demande si c'est nécessaire. J'aimerais être avec vous plus longtemps. Cependant je me demande : allons-nous être ensemble plus longtemps ?

Papaji : Non, je ne pense pas que vous ayez besoin de passer plus de temps avec moi. S'il y a un problème, résolvez-le dès mainte nant. Je vous aiderai ici. Assurez-vous de n'avoir aucun problème avant de partir. Si vous n'avez pas de problème, pourquoi aurions-nous besoin de nous rencontrer à nouveau ? Si vous êtes vraiment sans problème, alors nous sommes toujours ensemble. Ne gaspillez pas votre temps à revenir me voir !

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