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NISARGADATTA  MAHARAJ

QUI  SUIS – JE ?



Que règne la paix et l'amour parmi tous les êtres de l'univers. OM Shanti, Shanti, Shanti.

"Je vous demande simplement d'arrêter d'imaginer que vous êtes né,
que vous avez eu des parents, que vous êtes un corps, que vous mourrez, etc...
"


UESTION  :  On nous recommande d'adorer la Réalité personnifiée en Dieu ou dans l'Homme Parfait. On nous dit de ne pas tenter d'adorer l'Absolu parce que cela est trop difficile pour une conscience ayant son centre dans le cerveau.


Nisargadatta : La Vérité est simple et à la portée de tous. Pourquoi compliquer les choses ? La Vérité est aimante et elle est aimable. Elle inclut tout, accepte tout, purifie tout. C'est la non-vérité qui est difficile, qui est source de trouble. La non-vérité désire toujours, attend, exige. Étant fausse, elle est vide, perpétuellement à la recherche d'une confirmation et d'assurance. Elle a peur et elle évite l'examen. Elle s'identifie à n'importe quel support, si faible et transitoire soit-il. Tout ce qu'elle gagne, elle le perd et puis demande encore plus. Par conséquent, ne mettez aucune foi dans le conscient. Rien de ce que vous pouvez voir, sentir ou penser n'est tel. Le péché et mima la vertu, le mérite et le démérite ne sont pas ce qu'ils paraissent être. Généralement le mauvais et le bon sont affaire de convention et de coutume, et suivant la manière dont on utilise les mots, on s'en éloigne ou bien on les accueille.

Question : N'y a-t-il pas de bons désirs et de mauvais désirs, des désirs élevés et des désirs bas ?

Nisargadatta : Tous les désirs sont mauvais, mais certains sont pires que les autres. Poursuivez n'importe quel désir, il vous causera toujours des ennuis.

Question : Même le désir d'être libéré du désir ?

Nisargadatta : Pourquoi désirer, si peu que ce soit ? Cela ne vous libérera pas de désirer un état libre de désirs. Rien ne peut vous rendre libre car vous êtes libre. Voyez-vous vous-même [Atman] dans une clarté sans désir, c'est tout.

Question : Cela prend du temps de se connaître.

Nisargadatta : En quoi le temps peut-il vous aider ? Le temps est une succession d'instants ; chaque instant apparaît, sortant de rien et disparaissant dans le rien pour ne jamais réapparaître. Comment pouvez-vous construire sur quelque chose d'aussi fugace?

Question : Qu'est-ce qui est permanent ?



Nisargadatta : Pour trouver ce qui est permanent, regardez-vous. Plongez profondément à l'intérieur et trouvez ce qui, en vous, est réel.

Question : Comment me chercher ?

Nisargadatta : Tout ce qui arrive vous arrive. Quoi que vous fassiez celui qui fait est en vous. Trouvez le sujet de tout ce que vous êtes, en tant que personne.

Question : Que puis-je être d'autre ?

Nisargadatta : Trouvez-le. Même si je vous dis que vous êtes le Témoin, le Spectateur silencieux, cela n'aura pour vous aucun sens à moins que vous ne trouviez la voie de votre Être propre.

Question : Voilà la question : comment trouver le chemin de son Être ?

Nisargadatta : Renoncez à toutes les questions sauf une : "Qui suis-je ?" Après tout, le seul fait dont vous soyez sur c'est d'être. Le "je suis" est une certitude, le "je suis ceci" n'en est pas une. Luttez pour trouver ce que vous êtes réellement.

Question : Je n'ai rien fait d'autre pendant ces dernières soixante années

Nisargadatta : Qu'y a-t-il de mal dans l'effort ? Pourquoi chercher des résultats ? C'est l'effort-même qui est votre nature réelle.

Question : L'effort est pénible.

Nisargadatta : Vous le rendez pénible en demandant des résultats. Faites des efforts sans chercher, luttez sans avidité.

Question : Pourquoi Dieu m'a-t-il fait ainsi ?

Nisargadatta : De quel Dieu parlez-vous ? Qu'est-ce que Dieu ? N'est-il pas cette lumière qui fait que vous posez cette question ? "Je suis" est Dieu aussi. La recherche aussi est Dieu. Par l'examen vous découvrez que vous n'êtes ni le corps ni le mental, mais l'amour du Soi, en vous, pour Lui-même dans tout. Les deux ne sont qu'un. La conscience qui est en vous et la conscience qui est en moi, deux en apparence, une en réalité, recherchent l'unité et ceci est l'amour.

Question : Comment puis-je trouver cet amour ?

Nisargadatta : Qu'aimez-vous actuellement ? Le "je suis". Donnez-lui votre cœur et votre esprit, ne pensez à rien d'autre. Quand ceci est sans effort et naturel, c'est le plus haut des états. Dans cet état l'amour-même est à la fois l'amant et l'être aimé.

Question : Tout le monde veut vivre, exister. N'est-ce pas l'amour de soi ?

Nisargadatta : Tout désir a sa source dans le soi [jiva]. La question est de choisir le désir juste.

Question : Ce qui est juste ou faux varie avec les habitudes et les coutumes. Les normes varient selon les sociétés.

Nisargadatta : Rejetez toutes les normes traditionnelles. Laissez-les aux hypocrites. Seul ce qui vous libère du désir, de la peur et des idées fausses est bon. Tant que le péché et la vertu vous préoccuperont, vous ne connaîtrez pas la paix.

Question : Je vous accorde que les notions de péché et de vertu sont des normes sociales. Mais il peut y avoir des péchés et des vertus spirituels. Par spirituel j'entends l'absolu. Existe-t-il de telles choses que des vertus et des péchés absolus ?

Nisargadatta : Vertus et péchés ne se réfèrent qu'à la personne. Sans une personne vertueuse ou pécheresse, que sont la vertu ou le péché ? Au plan de l'absolu il n'y a pas de personnes ; l'océan de la Pure Conscience n'est ni vertueux ni pécheur. La vertu et le péché sont relatifs dans tous les cas.

Question : Puis-je me débarrasser de ces notions inutiles ?

Nisargadatta : Pas tant que vous considérerez être une personne.

Question : À quel signe saurai-je que je suis au-delà de la vertu et du péché ?

Nisargadatta : En étant libre de tout désir et de toute peur, libre de l'idée même d'être une personne. Nourrir l'idée de "je suis un pécheur, je ne suis pas un pécheur" est un péché. S'identifier au particulier est le seul péché qu'il y ait. L'impersonnel est réel, le personnel apparaît et disparaît. "Je suis" est l'Être impersonnel, "je suis ceci", c'est la personne. La personne, est relative, l'Être pur est fondamental.

Question : L 'Être pur n'est certainement pas inconscient ni dépourvu de discrimination. Comment peut-il transcender la vertu et le péché ? S'il vous plaît, dites-moi simplement, s'est-il doué d'intelligence ou non ?

Nisargadatta : Toutes. ces questions ne viennent que de ce que vous vous croyez une personne. Allez au-delà du personnel et voyez.

Question : Que voulez-vous dire exactement quand vous me dites de cesser d'être une personne ?

Nisargadatta : Je ne vous demande pas de cesser d'être – cela, vous ne le pouvez pas. Je vous demande simplement d'arrêter d'imaginer que vous êtes né, que vous avez eu des parents, que vous êtes un corps, que vous mourrez, etc... Essayez, faites un pas – ce n'est pas si difficile que vous le croyez.

Question : Se penser comme le personnel, c'est le péché de l'impersonnel.

Nisargadatta : Voilà encore le point de vue du personnel ! Pourquoi persistez-vous à polluer l'impersonnel de vos idées de péché et de vertu ? Ça ne s'y applique tout simplement pas. On ne peut pas décrire l'impersonnel en termes de bon ou de, mauvais. Il est l'Être, la Sagesse, l'Amour, tous absolus. Où est la portée du péché ici ? Et la vertu n'est que l'opposé du péché.

Question : Nous parlons de vertu divine.

Nisargadatta : La vraie vertu est la nature divine [swarupa]. Ce que vous êtes réellement est votre vertu. Mais l'opposé du péché que vous appelez vertu n'est qu'une soumission née de la peur.

Question : Pourquoi donc tous s'efforcent à être bons?

Nisargadatta : Cela vous maintient en marche. Vous errez jusqu'à ce que vous trouviez Dieu. Alors Dieu vous prend en Lui et vous fait tel qu'il est.

Question : D'un côté, un acte est considéré comme naturel, de l'autre c'est un péché. Qu'est-ce qui en fait un péché ?

Nisargadatta : Tout ce que vous faites de contraire à une meilleure connaissance de vous-même est un péché.

Question : La connaissance dépend de la mémoire.

Nisargadatta : Vous souvenir de Vous-même est vertueux, Vous oublier est un péché. Tout se ramène au lien mental ou psychologique entre le mental et la matière. Nous pouvons appeler ce lien, psyché [antahkarana]. Quand la psyché est inexpérimentée, non-développée, primitive, elle est sujette à des illusions grossières. En croissant en ampleur et en profondeur elle devient un lien parfait entre la pure matière et le pur Esprit et elle donne un sens à la matière et une expression au spirituel.

Il y a le monde matériel [mahadakash] et le monde spirituel [paramakash]. Entre les deux s'étend le mental universel [chidakash] qui est aussi le cœur universel [premakash]. C'est l'amour sage qui les unit.

Question : Certaines personnes sont stupides, d'autres intelligentes. La différence se trouve dans leur psyché La psyché mûre a derrière elle plus d'expérience. De même qu'un enfant grandit en mangeant et en buvant, la psyché de l'homme est façonnée par tout ce qu'il pense, sent et fait jusqu'à ce qu'elle soit suffisamment parfaite pour établir un pont entre l'Esprit et le corps. Comme un pont permet la circulation entre deux rives, la psyché rapproche la Source de son expression.

Nisargadatta : Appelez cela l'amour. Le pont, c'est l'amour.

Question : En définitive tout n'est qu'expérience. Tout ce que nous pensons, sentons, faisons est expérience. Derrière, il y a l'expérimentateur. Ainsi, tout ce que nous connaissons se résume à ces deux termes : l'expérimentateur et l'expérience. Mais, en réalité, les deux ne sont qu'un – l'expérimentateur en tant que tel est aussi l'expérience. Cependant l'expérimentateur considère l'expérience comme lui étant extérieure. De la même façon l'Esprit et le corps sont un; seule l'apparence les fait paraître deux.

Nisargadatta : Pour l'Esprit il n'y a pas de second.

Question : Mais alors, à qui le second apparaît-il ? Il me semble que la dualité est une illusion provoquée par l'imperfection de la psyché. Quand celle-ci est parfaite la dualité disparaît.

Nisargadatta : Vous l'avez dit.

Question : Il me faut cependant répéter cette simple question : qu'est-ce qui crée la différence entre le péché et la vertu ?

Nisargadatta : Celui qui un corps pèche avec le corps, celui qui a un mental pèche avec le mental.

Question : La simple possession d'un corps et d'un mental n'oblige certainement pas à pécher. Il doit y avoir à la racine un troisième facteur. Je reviens encore et encore sur cette question du péché et de la vertu parce que de nos jours les jeunes répètent, avec constance que le péché n'existe pas, qu'il est nul besoin d'être délicat et qu'on devrait se livrer sans retenue aux désirs du moment Ils ne reconnaissent ni tradition ni autorité et seule peut les influencer une pensée honnête et solide.

S'ils s'interdisent certaines actions c'est plus par peur de la police que par conviction Il y a indubitablement quelque chose dans ce qu'ils disent puisque nous pouvons voir comment nos valeurs se transforment de lieu en lieu et d'année en année. Par exemple, tuer dans une guerre est considéré de nos jours comme une grande vertu et pourrait être regardé comme un crime horrible le siècle prochain.

Nisargadatta : Un homme qui bouge avec la terre doit nécessairement expérimenter les jours et les nuits. Celui qui demeure avec le soleil ne connaît pas l'obscurité. Mon monde n'est pas le vôtre. Tel que je le vois, vous êtes tous sur une scène en train de jouer la comédie. Il n'y a aucune réalité dans vos allées et venues. Et, de plus, vos problèmes sont tellement irréels.

Question : Peut-être sommes-nous des somnambules, ou sujets à des cauchemars. N'y a-t-il rien que vous puissiez faire ?

Nisargadatta : Je fais quelque chose. J'ai pénétré votre état de rêve pour vous dire : "Arrêtez de blesser et vous-même et les autres, cessez de souffrir, éveillez-vous."

Question : Pourquoi donc ne nous éveillons-nous pas ?

Nisargadatta : Vous le ferez. Je ne connaîtrai pas l'échec. Cela peut prendre un certain temps, mais lorsque vous commencerez à mettre vos rêves en question, l'éveil ne sera pas loin.

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