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RAMANA  MAHARSHI

CONSEILS  POUR  LA  PRATIQUE



Que règne la paix et l'amour parmi tous les êtres de l'univers. OM Shanti, Shanti, Shanti.

De la nécessité d’une pratique [sadhana] sérieuse

1.
Pour que votre esprit se stabilise, acquittez-vous de vos devoirs et obligations avec une attention soutenue et entière, ce qui est pratique spirituelle [sadhana].

2. Au lieu d'effectuer une pratique [sadhana] superficiellement, exécutez-la si intensément que votre esprit y est entièrement immergé et absorbé.

3. Seule l'aspiration vers le firmament majestueux de la conscience suprême, qui n'a d'autre but final que le silence [mauna], est une entreprise des plus louables.

4. La grâce n'est pas compatible avec une mentalité de chauve-souris. Maintenez-vous en toute intensité sur une [seule voie].

[Les chauve-souris grignotent un fruit puis s'envolent en quête d'un autre à croquer. Elles ne restent jamais suffisamment longtemps à un endroit pour terminer un fruit.]

5. Toutes les pratiques de méditation sont les moyens qui permettent d'atteindre la force mentale nécessaire pour demeurer dans le Soi et faire un avec Lui [Atmanishta].

Question : Comment éliminer le mental ou comment transcender la conscience relative ?

Bhagavan : De nature le mental est agité. Commencez par le libérer de son agitation ; laissez-le en paix ; faites qu'il soit libre des distractions ; exercez-le à regarder au-dedans ; faites-en une habitude. Pour ce, ne prêtez aucune attention au monde extérieur et éliminez ce qui fait obstacle à la paix de l'esprit.

Question : Comment supprimer l'agitation de l'esprit ?

Bhagavan : Les contacts du dehors – se rattacher aux objets autres que ce que nous sommes – excitent l'esprit. La première étape est la perte d'intérêt pour le non-Soi [vairagya]. Ensuite viennent les habitudes de l'introspection et de la concentration. Elles sont caractérisées par la maîtrise des sens externes, des facultés internes, etc. [sama, dama, etc.] et s'achèvent par la stabilité de l'esprit ou samadhi [quand il n'est plus distrait].

Question : Comment les pratiquer ?

Bhagavan : Un examen de la nature éphémère des phénomènes du dehors conduit au détachement [vairagya]. D'où l'investigation [vichara] qui est le premier pas à prendre et le plus important. Lorsque l'investigation [vichara] se poursuit automatiquement, il en résulte un mépris pour la richesse, la célébrité, le confort, le plaisir, etc. Ainsi, la pensée-"je" se révèle plus claire à examiner.

De l’attitude juste envers la pratique [sadhana]



6. Si vous considérez que Brahman, votre propre nature véritable, est différent de vous, il vous semblera timide, séparé et vous donnera l'impression de s'éclipser.

7. Tout effort pour atteindre la réalité en la pensant différente de ce que nous sommes, fera que l'expérience non-duelle, dans laquelle nous demeurons en tant que réalité, s'éloignera à une distance incommensurable.

8. Ne vacillez pas, même un seul instant, en croyant être face à des obstacles insurmontables [sur la voie]. Restez plutôt vigilant dans la méthode infaillible et garantie que vous avez adoptée – celle de ne pas oublier le Soi.

Bhagavan : Toutes les idées comme : "l'accomplissement est ardu", "la réalisation du Soi est loin de moi" ou encore "il me faut surmonter bien des difficultés pour connaître la réalité" doivent être rejetées, car ce sont des obstacles ; elles sont créées par ce faux soi, l'ego.

9. Il est nocif d'accorder de l'importance aux expériences extatiques
vécues par un esprit qui n'a pas connu clairement la réalité à travers le pouvoir [shakti] de Shiva.

Qu'est-ce qui constitue une pratique efficace ?

10.
La plus éminente des pratiques [sadhana] est le silence du mental ;
c'est ce que le disciple véritable devrait pratiquer.

Bhagavan : Le silence est de quatre sortes : le silence de la parole, le
silence de l'oeil, le silence de l'oreille et le silence du mental. Seul ce dernier est pur silence, et c'est le plus important.

11. De quelle utilité sont ces voies qui ne révèlent pas clairement le
Soi, bien qu'elles expliquent clairement d'autres sujets ?

12. Votre devoir c'est de n'être attentif qu'à ce qui existe déjà. Toutes
les autres pratiques spirituelles [sadhana] ne sont qu'un immense rêve.

13. Les nombreuses pratiques diverses se trouvent être harmonisées
lorsque le pratiquant [sadhaka] parvient d'abord à découvrir et à connaître la vérité de sa nature véritable.

14. La forme de pratique la plus appropriée, la meilleure pratique
[sadhana] que vous puissiez suivre, c'est de vous questionner vous-même et de demeurer inébranlable en tant que Soi.

L'importance du silence physique

15.
La première leçon et la plus importante, que les pratiquants
[sadhaka] doivent apprendre est le silence.

16. Le silence [s'abstenir de parler] est le médicament qui peut modifier
l'habitude de parler inutilement comme un fou.

L'importance de la résorption du mental-conscience

17.
Réfrénez l'activité effervescente du mental-conscience. Ensuite, à
la façon dont vous enfonceriez un clou avec force, détruisez et annihilez-le dans la pure conscience.

18. La mesure dans laquelle [ce] mental-conscience plongera au-dedans
sera proportionnelle au jaillissement de la félicité du Soi qui se révélera.

Guru Vachaka Kovai, strophe 451 : La mesure dans laquelle vous
plongez dans le Coeur est équivalente à celle de l'expérience de la félicité qui s'unit à vous, en tant que nature non-divisée et véritable du Soi [Atma svarupa]. Cette dernière existe et brille avec une nature diamétralement différente [de celle des plaisir des sens].

Vilakkam : La félicité de notre nature [svarupa] se manifeste
proportionnellement à la profondeur du plongeon dans le Coeur. Il est donc tout aussi approprié de dire : "...proportionnellement au déclin de la conscience qui discrimine [suttarivu]." Bhagavan dit que même lorsqu'on obtient un objet désiré, on ressent la félicité parce que le mental plonge dans le Coeur. Ainsi, au fur et à mesure que l'esprit demeure de plus en plus dans le Coeur et sans discriminer [suttarivu], à la façon d'un être avisé qui ne s'éloigne pas d'un endroit ombragé, la félicité du Soi rayonnera d'elle-même.

19. À moins que le mental ne maintienne une position de simple
témoin de tout et qu'il ne se conduise en tant que tel, que peuvent apporter tout le reste [des pratiques] à l'aspirant [sadhaka] ?

Abandonner les distinctions

20.
La perplexité de l'esprit s'explique par le fait de croire en la réalité
des paires d'opposés enivrantes et créatrices de dépendance.

21. Comment "aimer" et "ne pas aimer" sauraient-ils être inhérents
à la réalité non-duelle qui ne connaît ni rejet ni acceptation ?

22. Abandonnez la controverse ; abandonnez la distinction entre "je"
et "ceci" qui naît de l'illusion, et devenez glorieusement entier.

23. Détruire le sentiment qu'il existe des différences [bheda buddhi]
est l'accomplissement magnifique que l'on atteint grâce à une pratique [sadhana] approfondie.

24. Demeurez, baignant constamment dans les eaux qui coulent à flot
de la félicité inégalée, au-delà de toute différenciation.

Ignorer le non-Soi

25.
C'est le désir de connaître quelque chose d'autre que la conscience
qui nous pousse dans l'ignorance et l'illusion.

26. Agripper, non pas la forme de la conscience, mais ce qui lui est
étranger, voilà l'étonnante stupidité qui est l'image même de l'intoxication.

27. Plutôt que de gagner la paix en considérant la conscience comme
réalité, pourquoi vous tracassez-vous de choses étrangères [à la conscience] comme si elles étaient cette réalité ?

28. Il vous faut savoir que l'origine primordiale de la paix se trouve en
soi-même, et pas dans le non-Soi.

29. À moins que ne cessent les pensées d'objets qui sont le non-Soi, la
paix de notre propre nature-Soi authentique ne se réalisera pas dans le Coeur.

30. Ces êtres illusionnés qui ne renoncent pas à ce qui est étranger [au
Soi] et qui ne s'en tiennent pas à la forme de leur propre conscience seront pris de frénésie et se perdront.

31. Vous parviendrez peut-être à connaître de façon très précise les
principes faux du non-Soi [anatma tattva], mais ces efforts seront tous vains.

Question : Est-il nécessaire pour celui qui désire ardemment la
libération d'étudier la nature des classifications de la réalité ou catégories [tattva] ?

Bhagavan : Tout comme qui veut jeter des déchets n'a pas besoin de les analyser ni de voir leur composition, il n'est pas nécessaire à celui qui souhaite connaître le Soi de compter les catégories ou de se renseigner sur leurs caractéristiques ; tout ce qu'il a à faire, c'est de rejeter complètement les catégories ou éléments qui dissimulent le Soi. Le monde doit être considéré comme un rêve.

32. N'errez pas de-ci de-là en portant votre attention sur le non-Soi.
Demeurez dans la plénitude qu'est votre propre vraie nature, qui est la félicité de la paix.

Question : Le renoncement est-il nécessaire pour la réalisation du Soi ?

Bhagavan : Le renoncement et la réalisation sont une et même chose.
Ce sont des aspects différents d'un même état. Abandonner le non-Soi est renoncement. Inhérent au Soi est la Connaissance [jnana] ou réalisation du Soi. L'un est l'aspect négatif et l'autre est l'aspect positif de la même et unique vérité.

Question : Qu'est-ce que la pure présence ? Comment l'obtenir puis
la cultiver ?

Bhagavan : Vous êtes pure présence. Pure présence est un autre de vos
noms. Comme vous l'êtes, il n'est pas besoin de l'atteindre ni de la cultiver. Il faut seulement abandonner le fait d'être conscient de choses autres, c'est-à-dire du non Soi. Si l'on renonce à être conscient de ces choses, alors seule demeure la pure présence, et c'est le Soi.

33. Pourquoi, désertant le Soi, la vérité suprême, flânez-vous avec ce
qui [Lui] est étranger ?

34. À moins que le désir du non Soi ne cesse entièrement, cette réalité
permanente ne sera pas atteinte.

35. Que peut faire le mental, qui ne connaît que le non-Soi, pour
connaître la nature véritable du Soi [Atma svarupa] ?

Question : Comment trouver le Soi [Atman] ?

Bhagavan : Aucune investigation ne peut porter sur le Soi [Atman].
L'investigation ne peut porter que sur ce qui n'est pas le Soi. Seule l'élimination du non Soi est possible. Étant constamment évident de lui-même, le Soi resplendira seul de lui-même7.

36. N'errez pas en quête du non-Soi, mais attelez-vous plutôt à la
tâche de vous fondre avec votre propre nature, la Connaissance [jnana].

37. Ceux dont le coeur aura été pénétré par la lumière de Padam ne verront pas le non-Soi, la cause de l'affliction.

Le yoga

38.
Ce que l'on atteint par le hatha yoga est un accomplissement
défectueux car il peut être perdu. Mais pour celui qui a atteint la Connaissance [jnana], l'accomplissement parfait, rien ne se perd jamais.

Dans ce contexte hatha yoga signifie "yoga forcé" ou accomplissement yogique maintenu par l'effort :

Bhagavan : Les gens demandent souvent comment contrôler le mental.
Je leur réponds : "Montrez-moi le mental et vous saurez quoi faire." Le fait est que le mental n'est composé que de pensées. Comment pouvez-vous l'anéantir en pensant le faire ou en désirant que cela se fasse ? Vos pensées et vos désirs font partie intégrante du mental. Toute nouvelle pensée ne fait que renforcer le mental ; il est donc stupide d'essayer de tuer le mental au moyen du mental. La seule manière de s'y prendre, c'est de trouver sa source et de s'y tenir. Le mental s'évanouira ensuite de lui-même. Le yoga enseigne le contrôle des activités mentales [chitta vritti nirodha]. Pour ma part, je parle de l'investigation du Soi [Atma vichara]. Ce moyen est éminemment pratique. Le sommeil, l'évanouissement ou le manque de nourriture provoquent le contrôle de l'activité mentale [chitta vritti nirodha]. Dès que l'une de ces causes cesse, il se produit une recrudescence des pensées. Donc, à quoi bon cette démarche ? Dans l'état de torpeur, la paix règne et aucune affliction ne se fait sentir ; mais l'affliction ressurgira une fois l'état de torpeur passé. Donc, le contrôle [nirodha] est inutile et ne saurait être d'un bienfait durable.

39. Avec bonté, Padam octroie la majesté de la vérité en détruisant
l'ennemi, l'illusion. C'est ainsi qu'il met fin à la souffrance qu'occasionne le contrôle de la respiration par le hatha yoga.

40. Pour ceux qui à travers la grâce de Bhagavan essayent de connaître
leur nature véritable ou pure conscience, la méthode du contrôle de la respiration [pranayama] est un attachement trompeur.

Quand Bhagavan parlait de la pratique du pranayama, il était rarement
aussi critique que dans ces deux dernières strophes. En général, il disait que le pranayama pouvait s'avérer être une aide préliminaire utile pour les disciples qui ne parvenaient pas à maîtriser leur esprit autrement. Mais il ajoutait presque toujours que l'effet du contrôle de la respiration était inévitablement temporaire. Voici ce qu'il en dit dans Qui suis-je ? :

Il n'est pas de moyen aussi approprié pour résorber l'activité
mentale que l'investigation. Si nous employons d'autres moyens, le mental subsiste dans un état d'affaiblissement apparent puis il resurgit. Par exemple, le contrôle du souffle [pranayama] contribue à diminuer l'activité mentale. Toutefois, le mental ne reste sous contrôle qu'aussi longtemps que la respiration ou force de vie dans le corps [prana] l'est également. Lorsque le prana se réactive, l'activité mentale resurgit et vagabonde au gré de l'influence des tendances séculaires [vasana]... Le pranayama n'est qu'une aide pour contrôler l'activité mentale ; il n'amènera pas sa destruction.

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