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UPANISHADS



Que règne la paix et l'amour parmi tous les êtres de l'univers. OM Shanti, Shanti, Shanti.

108  UPANISHADS
Traduction et presentation par Martine Buttex

Ces traités mystiques et philosophiques de la littérature de l'hindouisme furent transmis dans le secret, de la bouche du maître à ses disciples au cours des siècles. Constituant la partie philosophique des Védas, ces textes sacrés sont la base des grandes religions de l'Inde.
Fleuron de la littérature de l'hindouisme, ces traités mystiques et philosophiques furent transmis dans le secret, de la bouche du maître à l'oreille du disciple, tout au long des siècles. Les Upanishads, en tant qu'ensemble, constituent la partie philosophique des Védas. Instructions religieuses avant tout, dont l'objet essentiel est la méditation et la philosophie [inséparablement liées dans la spiritualité orientale], elles traitent de la nature de l'homme et de l'univers, ainsi que de l'union de l'âme individuelle ou Soi avec l'Âme universelle.
Ces textes sacrés védiques contiennent des enseignements ésotériques de la plus haute valeur, et ils sont la base authentique à partir de laquelle les grandes religions de l'Inde, hindouisme, jaïnisme et bouddhisme, ont essaimé.

1333 pages | 29,00 € | 1720 g




LES   UPANISHADS
Textes traduits du sanskrit, présentés et annotés par Alyette Degrâces

Textes majeurs de la tradition indienne, les Upanishads marquent un tournant décisif. Elles créent un nouveau mode d’expression et une voie de connaissance se détachant du rituel. La transmission de ces douze anciennes Upanishads, dont les deux plus importantes et les plus longues sont antérieures au Buddha, constitue un très haut moment de la pensée. Ces Upanishads sont ici étudiées et traduites, ensemble pour la première fois, du sanskrit en français. Le livre met en valeur leur audace de pensée, respecte le texte dans son oralité mais l’ouvre aussi à un double espace de questionnement, celui des textes eux-mêmes et celui que dévoila au VIIIe siècle Shankara, ce grand commentateur né au Kérala, créateur du courant de pensée que l’on nomme le vedanta non-duel.
La force des concepts rassemblés en des mots simples, la richesse des images, la liberté à l’intérieur de la langue et le souci de créer une structure dynamique qui remet en question le sens établi, tout cela rend ces textes essentiels et vivants pour notre époque.

592 pages | 32,00 € | 900 g




UPANISHAD  DU  RENONCEMENT
SAMNYAS UPANISHAD
Traduction du sanskrit, introduction et notes par Alyette Degrâces-Fahd

"Celui que l'on connaît comme ni bon ni mauvais, ni non instruit ni hautement instruit, ni ayant bonne ou mauvaise conduite, est un connaisseur du Brahman."
                                 
L'Upanishad du moine-errant Narada

La connaissance dont parle l'ensemble d'Upanishads présentées ici est une sagesse déposée en l'homme à l'origine et qu'il lui faut retrouver. Une et unie au tout, elle n'est pas séparée de la vie du renonçant dont les différents états intérieurs sont autant de modes déterminés de la connaissance que la syllabe mystique OM rassemble en elle. La quête spirituelle du renonçant n'est pas celle d'un homme seul, mais d'un homme qui va seul selon le Tout, et dont la place et la fonction coïncident totalement avec l'ordre du monde.
L'ouvrage se compose d'une introduction et de la traduction de dix-neuf Upanishads.

461 pages | 28,00 € | 405 g




SEPT  UPANISHADS
Traduction commentée précédée d'une introduction générale
aux Upanishads par Jean Varenne


Joyaux du Véda, les Upanishads sont connues en Occident depuis le XVIIIe siècle. Mais peu d'entre elles sont accessibles au lecteur français : une quarantaine à peine, sur quelque deux cent cinquante. Le présent volume aide à combler ce déficit.
Un essai, qui occupe la première partie du livre, présente les Upanishads et illustre les concepts clés du Véda à l'aide de longs extraits des plus importantes d'entre elles.
La traduction in extenso est ensuite donné de sept Upanishads choisies comme représentatives des grands courants de l'hindousime : vedanta, yoga, tantrisme, etc. Ce sont la Garuda Upanishad, la Bahvricha Upanishad, la Vasudéva Upanishad, la Kali-Samtarana Upanishad, l'Advaya-Taraka Upanishad, la Parama-Hamsa Upanishad et l'Isha Upanishad, la plus célèbre de toutes les Upanishads védantiques.

225 pages | 8,10 € | 155 g




ISA  UPANISHAD,  KATHA  UPANISHAD  &  KENA  UPANISHAD
Texte et traduction sous la direction de Louis Renou

L'Isa ou Isavaasya Upanishad, ainsi appelée d'après le mot par lequel elle commence, est probablement la première en date des Upanishads versifiées, ce qui lui assure un haut rang dans cette littérature. Elle figure d'ailleurs en tête de toutes les collections indigènes d'Upanishads. L'Isa fait partie d'une des Samhita du Yajurveda, la Vajasaneyi Samhita, dont elle forme le 40e et dernier chapitre. Ce bref poème, après avoir posé le principe d'un souverain qui régit l'univers, formule que les œuvres n'ont pas de valeur. Seul importe de connaître le Soi ou Atman.
La Katha ou Kathaka Upanishad, presque entièrement en vers, est un recueil de maximes sur l'Atman-Brahman, centrées sur le problème de la mort et de la destinée après la mort. L'originalité de cette Upanishad réside dans son affabulation : développant et remaniant un récit qui figurait déjà dans le Taittiriya Brahmana, l'ouvrage se présente comme une instruction impartie par Yama, le roi des morts, à un jeune brahmane, Naciketas.
La Kena Upanishad, aussi Talavakara, se rattache au Samaveda et fait partie intégrante du Jaiminïya-Upanishad-Brahmana, qui, en dépit de son titre, n'est ni une Upanishad ni un Brahmana, mais n'est autre que l'Aranyaka de l'école Jaiminïya du Samaveda. La première partie traite du Brahman du point de vue d'une théorie de la connaissance et est en vers. La seconde, formant un récit ou ilihasa qui tourne court en allusions ésotériques, est rédigée en une prose de caractère brahmana. L'Upanishad se demande d'abord qui a créé les phénomènes, et pose qu'il y a derrière le monde sensible un mystère insondable, à savoir le Brahman. La seconde partie vise à montrer comment les dieux ont découvert le Brahman : le Brahman est un phantasme que les dieux cherchent en vain à maîtriser : ainsi ils dépendent de lui et l'ignorent.

53 pages | 12,20 € | 90 g




TROIS  UPANISHADS
ISHA, KENA & KATHA
Traduction et présentation d'Alain Porte

C'est entre le VIe et le IIIe siècle avant notre ère que ces Upanishads ont vu le jour, comme les terminaisons nerveuses du vaste ensemble canonique du Véda. Nous ne savons pas comment les Rishi, ces "prophètes" des premiers âges, ont recueilli ces textes, chargés de ferveur et de lucidité, nous ne savons pas même qui les a composés.
Comme il est périlleux le sentier qui conduit "à l'ultime séjour dont on ne revient pas" ! C'est ce qu'exprimaient déjà les poètes des premiers temps lorsqu'ils parlaient de "la lame affûtée d'un rasoir" [Katha Upanishad, III, 14]. Mais c'est par lui seul qu'il est possible de s'affranchir de la mort et, peut-être, de l'idée même de la mort.

112 pages | 16,77 € | 270 g




MUNDAKA  UPANISHAD,  MANDUKYA  UPANISHAD
&
 KARIKA  DE  GAUDAPADA
Traduit par Jacqueline Maury & E. Lesimple

La Mundaka Upanishad appartient à l'Atharvaveda et à l'école de Saunaka. Il est probable que le texte de l'Upanishad a été l'objet de maintes additions et interpolations. Tel qu'il est actuellement, on peut le considérer comme l'une des sources de la Bhagavad Gita. Le titre semble signifier qu'il s'agit de l'Upanishad des "hommes à la tête rasée" et l'on a rapproché cette donnée de la mention finale du "vœu de la tête" [traité composé par des ascètes qui se rasaient la tête, ou allusion à la libération de l'esprit]. Cette Upanishad admet la valeur du ritualisme mais enseigne qu'il ne suffit pas pour assurer un salut définitif. Le sage doit accéder à la connaissance du Brahman par la connaissance du purusa [forme cosmique du Brahman], et de l'Atman [forme du Brahman dans l'homme]. On a noté des coïncidences de pensée et de forme avec des textes bouddhiques et surtout jaïna. Cette Upanishad est relativement récente, postérieure en tout cas à la Chandogya Upanishad. La doctrine de la transmigration et du karman y apparaissent toutes constituées.
La Mandukya Upanishad porte le nom d'une école du Rigveda, mais elle appartient au groupe d'écrits se rattachant à l'Atharvaveda. C'est un texte très court, qui ne comprend que douze sutra ; selon l'opinion générale, cette Upanishad serait, parmi celles qui sont considérées comme anciennes, une des plus récentes, peut-être même la plus récente. L'objet de l'enseignement de la Mandukya Upanishad est le thème commun à la plus grande partie de cette littérature ; L'identité de l'Atman individuel et du Brahman-Atman universel. L'auteur s'attache à poser l'équivalence de la Réalité, suprême, absolue et de la syllabe sacrée OM. Outre sa propre valeur doctrinale, la Mandukya Upanishad présente un autre intérêt considérable, c'est d'avoir donné lieu à l'une des œuvres les plus originales et les plus importantes de la philosophie indienne : les Karika de Gaudapada, lesquelles sont, en quelque sorte, greffées sur l'Upanishad. On ne sait que peu de chose de l'auteur. Beaucoup supposent qu'il fut le maître de Govinda, lequel n'est connu que pour avoir été, à son tour, le maître de Adi Shankaracharya.

103 pages | 15,00 € | 130 g




KAUSITAKI  UPANISHAD,  SVETASVATARA  UPANISHAD,
PRASNA
 UPANISHAD  &  TAITTIRIYA  UPANISHAD
Traduit par Louis Renou, Aliette Silburn, J. Bousquet & E. Lesimple

La Kausitaki [ou Kausitakibrahmana] Upanishad appartient au groupe de textes qui se réclament du Rigveda; elle fait partie du Sankhayana Aranyaka. L'Upanishad est entièrement en prose – trait ancien – sauf quelques citations de mantra tirées du Rigveda. L'intérêt de cette Upanishad est multiple : la portion eschatologique fournit un complément de la théorie des deux voies rendue familière par la Brhad-Aranyaka, et la Chandogya. Les rites et pratiques s'insèrent dans la grande tradition magique des Kamyesti et de divers textes atharvaniques et sama védiques. Mais c'est surtout l'exaltation du prana, son assimilation au prajnatman ou "Soi conscient", qui donne son intérêt à ce texte : la théorie du souffle est présente.
La Svetasvatara Upanishad emprunte son nom à l'ascète au blanc mulet, auquel elle fut révélée "par la grâce de Dieu" ; bien qu'elle soit rattachée par la tradition brahmanique à la branche caraka du Yajurveda Noir et qu'elle cite fréquemment des strophes du Véda, cette Upanishad semble pourtant avoir été composée par une communauté [samgha] de religieux, les ati asramin, ceux qui sont au-dessus des anachorètes et qui vivaient en marge de l'orthodoxie brahmanique. La Svetasvatara fait partie d'un groupe d'Upanishad tardives, qui mettent en évidence les thèmes théistes surajoutés à l'Atman-Brahman et qui préconisent le renoncement. Rédigées en vers, elles contiennent des notions et des termes du Samkhya, ainsi que des pratiques mystiques du yoga.
La Prasna-Upanishad se rattache à l'Atharvaveda, recueil d'hymnes et de prières magiques qui, bien que de rédaction relativement récente par rapport aux autres Véda, présente par ses rites l'état le plus ancien de la culture indienne. Elle est presque entièrement écrite en prose. Elle est probablement antérieure au bouddhisme. Ainsi que son nom l'indique [Prasna = question], la Prasna Upanishad est composée de 6 questions posées par 6 sages et auxquelles répond le sage mythique Pippalada. Cette Upanishad apparaît comme une théorie du souffle. L'origine première des êtres vivants est dans deux principes généraux : le Souffle et la Matière. C'est le Souffle [ou Énergie vitale] qui anime les composants du corps humain. Le Souffle lui-même est une émanation et pour ainsi dire l'ombre de l'âme [Atman = le Soi = principe d'existence]. La Prasna Upanishad, en montrant que le Souffle commande le passage dans les autres mondes et l'accès à la béatitude du sommeil sans rêve, s'apparente étroitement au yoga, technique de la connaissance et de la maîtrise du Souffle, présenté comme l'ascèse suprême.
La Taittiriya Upanishad est composée de trois parties, valli "liane", dont la deuxième et la troisième formeraient proprement l'Upanishad, la première étant une sorte d'introduction que Shankara nomme Shiksa-valli ou "liane de l'enseignement phonétique". La doctrine originale et particulière de l'Upanishad est dans les deux autres parties appelées Brahmananda-valli [liane de la félicité de Brahman] et Bhrgu-valli [liane de Bhrgu, fils de Varuna]. C'est la théorie des Kosha, fourreaux ou enveloppes concentriques qui dissimulent à l'âme individuelle, la réalité du Brahman. La Brahmananda-valli décrit l'état de l'Atman à mesure que le jiva [âme individuelle] élimine successivement ces kosha, de sorte qu'à la fin le jiva retrouve la pure spiritualité de l'Atman.

262 pages | 23,00 € | 290 g




AITAREYA  UPANISHAD
Traduit par Lilian Silburn

L'Aitareya Upanishad, qui appartient au cycle du Rigveda, le Véda des hymnes, fait partie de l'Aranyaka. L'Aranyaka, traité ésotérique destiné aux anachorètes retirés dans la forêt, consiste en cinq livres : le premier s'intéresse tout spécialement aux correspondances qu'il établit entre le sacrifice, la personne humaine et le cosmos. L'Aitareya Upanishad comprend le quatrième, le cinquième et le sixième adhyaya du second livre. Le troisième livre est nommé Mahaitareya Upanishad ou Bavrca Upanishad et le quatrième, Samhita Upanishad. Le cinquième livre, qui décrit certains rites du Mahavrata, forme une sorte de complément du premier livre. L'Aitareya Upanishad qui nous porte d'emblée à l'aube des temps, puise son inspiration aux sources mêmes des plus célèbres légendes cosmogoniques des Véda et des Brahmana : celle de l'antique purusa du Rigveda, celle de Prajapati, le Seigneur des créatures qui, dans les Brahmana, couvre les mondes et prend de plus en plus la place et les fonctions jadis assignées au purusa du Rigveda. Mais à Prajapati l'Upanishad substitue à son tour l'atman, le Soi, auquel incombera désormais toute la tâche d'une création qui s'accomplira de façon progressive et après mûre réflexion.

41 pages | 7,00 € | 70 g




ATHARVASIRA  UPANISHAD,  BRAHMABINDUPANISHAD,
KAIVALYOPANISHAD
 &  SARVASAROPANISHAD
Traduit par B. Tubini

La Sira Upanishad, "Upanishad principale" , "Tête" ou "Sommet" des Upanishads de l'Atharvaveda, appartient au groupe des "Upanishads Sivaites". Ce sont celles où l'Être suprême, l'Ineffable Brahman, est reconnu être Siva lui-même. Siva est l'Être Suprême que l'entendement humain ne peut atteindre.
Brahmabindupanishad : La syllabe OM est le Brahman, l'unique Réalité, mais aussi son symbole. Les trois voyelles et moments syllabiques de l'OM [AUM] se résolvent dans la quatrième demi-syllabe muette que représente le point "bindu" de l'anusvara. La Mandukya Upanishad enseigne que les trois premiers instants syllabiques correspondent aux états de veille, de rêve et de sommeil profond. Ces états affectent l'âme individuelle qui n'est autre que le Brahman, mais illusoirement réfléchi sur une individualité organique et psychologique. Cette Upanishad a pour but d'enseigner la voie qui permet à l'âme individuelle de reconnaître sa véritable essence et de savoir qu'elle est le Suprême Brahman, ineffable, indifférencié, que le bindu symbolise. Cette voie est le yoga.
Kaivalyopanishad : unique Réalité, le Brahman omnipotent, qui est libre de toute relation, est absolu Kevala. L'âme incorporée trouve la délivrance en s'isolant dans sa nature essentielle qui a pour soi-même le Brahman suprême. Le Sage qui, par le renoncement à tous les objets du monde empirique, parvient à l'état d'isolement spirituel absolu qui a nom "Kaivalya" est un Kevalin. La Kaivalyopanishad enseigne donc au sage la voie du renoncement et de l'union avec l'Absolu. Elle appartient au groupe des Upanishad Sivaïtes de l'Atharvaveda, puisqu'en elle l'exercice de contemplation intérieure est fondé sur Siva, mais elle est un enseignement de yoga.
La Sarvasaropanishad fait partie des Upanishad tardives qui groupaient et définissaient des concepts majeurs du vedanta. De ces Upanishads, elle est la plus réputée. Elle définit vingt-trois termes, ceux qui se rapportent à l'Atman engagé dans la relativité et l'Atman dans son essence Absolue.

53 pages | 15,00 € | 95 g




MAITRY UPANISHAD  &  ATMAPUJOPANISHAD
Traduit par M. Esnoul & Lakshmi Kapani

La Maitri, appelée aussi Maitrayani Upanishad, appartient au Yajur Véda Noir et a dû paraître dans une école des Maitrayana ou Maitrayaniya. On la tient pour la plus récente des Upanishad anciennes; elle semble faire partie de la même strate que la Prasna et la Mandukya Upanishad, à tout le moins dans ses parties les plus anciennes, car vraisemblablement elle n'est pas de composition homogène : à un texte primitif relativement court et serré on aurait ajouté postérieurement de longs développements où se rencontrent pêle-mêle un nombre considérable de notions dont certaines sont de date assez récente. Cette Upanishad a, en quelque sorte, rajeuni de vieilles traditions upanisadiques en y incorporant des notions empruntées aux systèmes nouvellement apparus ou en voie de se préciser. En même temps, il lui arrive fréquemment d'introduire dans ses développements des notions mythologiques ou astronomiques qui seront, par la suite, si familières aux textes puraniques. Il y avait dans l'école des Maitrayana une Samhita de ce nom, divisée en quatre kanda dont chacun se subdivisait en un certain nombre de prapathaka ; on a voulu parfois considérer la Maitri Upanishad comme un cinquième kanda de cette Samhita.
L'Atmapujopanisad figure dans la série intitulée Unpublished Upanishads. L'éditeur de ce recueil la classe parmi les Samanyavedanta Upanishad, parmi les Upanishad, donc, qui relèvent du fonds commun du vedanta. Il faut remarquer toutefois qu'elle contient des éléments yogiques et qu'elle à pour sujet le rajayogin, l'adepte du rajayoga, "voie royale de réintégration". Quant au titre de l'Upanishad, atmapuja, on peut l'interpréter de deux façons : Upanishad de l'adoration du Soi ou Upanishad de l'adoration et du Soi. Cette analyse du titre nous aide à éclairer le texte lui-même. La première interprétation, en effet, met en évidence l'objet de la puja, qui désigne l'adoration de l'image, rite quotidien, privé ou public, effectué devant la statue d'une divinité. Dans le présent contexte, c'est l'Atman, le Soi, l'âme, qui tient lieu de divinité. Il est clair que le mot puja, tel qu'il est employé ici, renvoie plutôt à la forme intériorisée du rite, à la forme antarmukhi, laquelle se réfère au dhyana, méditation. La deuxième interprétation répond, en quelque sorte, à ces interrogations, en faisant surgir l'opposition mais aussi les corrélations qui existent entre le rituel et la mystique.

120 pages | 15,00 € | 200 g




BASKALA - MANTRA  UPANISHAD
&  CHAGALEYA  UPANISHAD
Traduit par Louis Renou

La Baskala-Mantra Upanishad est un poème consistant en vingt-cinq stances. Comme pour d'autres Upanishads, la doctrine est introduite par le moyen d'une affabulation. Le dieu guerrier Indra, se transformant en bélier ravit au ciel un personnage, Medhatithi, descendant de Kanva. Ce dernier use de menaces. Enfin, le dieu ravisseur l'apaise et lui communique la doctrine salvatrice. Le but de l'Upanishad est donc, sous le prétexte d'une eulogie du dieu par lui-même, de souligner l'usure des apparences et de désigner le grand principe unique qui réside au fond des choses et n'est autre que le Brahman.
La Chagaleya Upanishad comporte une affabulation classique dans ce genre d'œuvres : la réunion de sages pour un sacrifice, aux bords du fleuve sacré, la Sarasvati. Ces sages ont exclu des rites un certain Kavasa Ailusa comme étant d'extraction basse. Celui-ci se venge en leur posant des questions auxquelles ils ne savent que répondre : il leur conseille de se mettre au service des "ascètes-enfants". Ils y vont et répètent les questions. Le problème essentiel est celui de la mort : pourquoi, en dépit des rites, y a-t-il destruction du corps, et que devient ce qui était le corps, après le trépas ? La réponse est que c'est l'Atman qui régit le corps, que le corps n'est rien sans l'Atman. L'enseignement implicite comporte, d'une part, le rejet des rites, d'autre part, le caractère immortel et absolu de la notion d'Atman. Cette Upanishad est rédigée en style brahmana assez strict. Le nom de Chagaleya est celui d'une école védique, qui a donné naissance à un Brahmana [perdu], à l'intérieur du groupe des Maitrayaniya [Yajurveda Noir].

40 pages | 7,20 € | 85 g




GANAPATI  UPANISHAD  &  DEVI  UPANISHAD
Traduit par Jean Varenne

La Ganapati Upanishad est un texte populaire dans la mesure où elle constitue la garantie soi-disant "védique" de la dévotion au dieu à tête d'éléphant. Une secte Ganapatya connut un certain essor aux alentours du Xe siècle, puis déclina. Peut-être est-ce sous son égide que se constitua la littérature Ganésienne proprement dite. Mais c'est surtout sous l'influence de la tradition smarta que la religion de Ganapati est vivante. Pour ces hindous fidèles au Véda, le dieu "qui écarte les obstacles" est, si l'on peut dire, une forme familière de l'Absolu. Comme le dit l'Upanishad : "Il est le Brahman rendu sensible aux yeux." Les Smarta sont partout présents en Inde et l'esprit de leur religion imprègne l'hindouisme commun. Traditionnellement ils ajoutent à l'Upanishad trois autres textes védiques supposés célébrer Ganesa : un hymne du Rigveda, Ganapati-sukta dédié à Brahmanaspati, le Ganapati-mantra, strophe rigvédique où Brahmanaspati reçoit l'épithète de "Seigneur des Gana", enfin la Ganesa-gayalri empruntée au Taittiriya-Aranyaka. L'Upanishad ne se soucie nullement d'interpréter les mythes et légendes afférents à Ganapati. Elle se tient sur le seul plan de la célébration ésotérique du dieu et, à ce titre, ressemble à un stotra. D'emblée Ganapati est assimilé à l'Absolu, sous ses deux "aspects", le Brahman et l'Atman. Il est le Véda rendu sensible aux yeux.
La Devi Upanishad est la 81e de la liste donnée par la Muktika. De fait, la structure de la Devi Upanishad est la même que celle d'une série de ces tracts dont le seul propos est de célébrer la divinité choisie [ista-devata] par un groupe de dévots, comme objet quasi-unique de sa vénération. Ces Upanishad, tardivement rattachées à l'Atharvaveda, ont pour fonction d'exposer, sous une forme à la fois lyrique et brève, l'essentiel de la foi des dévots. La Devi Upanishad ressemble donc beaucoup à la Ganapati. Comme celle-ci, elle est constituée de trois éléments principaux : un hymne de louange [type stotra], un support [pratistha] de méditation [dhyana] évoquant une image de la divinité, enfin la révélation d'une formule secrète [ici dex mantra], communiquée lors de l'initiation et utilisée dans la liturgie. C'est la présence constante [et exclusive] de ces trois éléments, s'articulant selon une structure identique, qui donne son unité aux diverses Upanishad du même type, et il est frappant, à cet égard, de remarquer qu'elles se donnent toutes le nom d'Atharva-sirsa.

50 pages | 7,20 € | 70 g




GARBHOPANISHAD
Traduction et notes par Lakshmi Kapani

La Garbha-Upanishad est recensée dans la liste des 108 Upanishads qu'énumère la Muktika-Upanishad. Post-védique, elle se rattache à la tradition atharvanique, comme le confirme le nom de son auteur Pippalada.
Comme son nom l'indique, "l'Upanishad de l'embryon", est un court traité d'embryologie. Elle se situe à la rencontre de plusieurs courants : le Samkhya-yoga, les textes médicaux tels que les Caraka Samhita et Susruta Samhita, ainsi que le vedanta.
Il existe plusieurs éditions de cette Upanishad. Le texte que nous publions est celui des 108 Upanishads, édité par Nirnaya-sagara Press, Mumbai, 1925.
Pour essayer de rendre compte du mouvement du texte, on peut distinguer les parties suivantes: constitution du corps et psycho-physiologie; étapes du développement embryonnaire et foetal jusqu'au huitième mois; étiologie des malformations ; embryologie et sotériologie, le neuvième mois et la naissance ; corrélations entre les lieux du corps et les éléments du sacrifice ; brève récapitulation anatomique. Conclusion abrupte : "tel le traité de la délivrance de Pippalada".

19 pages | 6,20 € | 65 g




CHANDOGYA  UPANISHAD
Traduit et notes par Fernand Hayot

La Chandogya Upanishad a huit chapitres, divisés en sections, qui forment les huit derniers chapitres [sur dix] de la Chandogya-Brahmana. Le nom de "chandogya" réfère simplement au chandoga, chanteur d'hymnes, chanteur du Samaveda. La Chandogya Upanishad est en effet rattachée au Samaveda. Le Samaveda contient les textes de vers à chanter lors des sacrifices, vers qui se trouvent dans le Rigveda. Le chanteur des saman, lors des sacrifices du Soma, est vers du Rigveda, et le prêtre brahman qui surveille le sacrifice. Chacun de ces prêtres a trois assistants. Les assistants de prastotr et le pratihartr, qui chantent respectivement le prastava, hymne d'introduction qui précède l'udgitha, chant à haute voix de l'udgatr, et le pratihara, qui suit l'udgitha et qui est la réponse.

176 pages | 18,00 € | 185 g

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