CATALOGUE DE LIVRES




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LES UPANISHADS
LES LIVRES SONT PRESENTES DANS L'ORDRE SUIVANT :
Page 1  Enseignements de la connaissance de soi de l'Inde:
            
Ramana Maharshi, H.W.L. Poonja, Annamalai Swami,
            
Lakshmana Swami, Arunachala, Nisargadatta Maharaj,
            
Siddharameshwar Maharaj, Amma, Anandamayi Ma
Page 2  J. Krishnamurti, Vimala Thakar, Ramakrishna, Vivekananda,
            
U.G. Krishnamurti, Kabir, Swami Jayramdas, Swami Ambikananda,
            
Swami Râmatîrtha, Swami Chidananda
Page 3  Plusieurs Gitas, Yoga & Ayurveda, Le Râmâyana,
            
Le Mahâbhârata, Adi Shankara, Toukaram
Page 4  Bouddhisme: Thich Nhat Hanh, Dilgo Khyentsé, Kalachakra,
            
Dzogchen, Milarepa, Taisen Deshimaru, Zazen, Tchan,
            
Vieux Tcheng, Mazu, Houang-Po, Hsin Hsin Ming
Page 5  Taoïsme: Tao Tö King, Lu Tsou, Tchouang-Tseu
            Soufisme: Faouzi Skali, Rumi, Contes soufis, Kharaqâni,
           
Ibn'Arabi, Nasrudin
Page 6  Christianisme mystique: Maître Eckhart, Khalil Gibran, François
            
d'Assise, Henri Le Saux, Evangile selon Thomas, St Jean de la Croix
            Inter-traditions:
Le Livre des Sagesses, Mantras
Page 7  Ens. et textes occidentaux: Byron Katie, Eckhart Tolle, Jean Klein,
            
Ram Dass, Paul Brunton, Raphael, Plotin
Page 8  Les Upanishads


Les Upanishads

 LES UPANISHADS
     
Sources de sagesse
Par Swami Nityabodhananda

Cet ouvrage donne une interprétation moderne inspirée de la grande tradition indienne. Il y est présenté de nombreux extraits des Upanishads, suivis de commentaires et d'explications des textes eux-même accompagnés de définitions détaillées de certains concepts clefs utilisés dans des passages en particulier, tels que le cœur, le soi, le silence, la vie et la mort ... Un livre d'introduction et de référence accessible à tous.
222 pages - 19,00 Euros - poids : 330 g



 KAIVALAYA UPANISHAD
      La solitude comblée
Traduction d'après Paul Deussen - Traduction française et commentaire de Roberto Caputo

"Le Père de toutes choses lui répondit :
"Connais ceci au moyen de la foi,
La dévotion et la méditation :
Ce n'est ni par l'action,
Ni par la descendance, ni par la richesse
Que l'on accède à l'immortalité,
Mais uniquement par le renoncement.""

Kaivalya désigne la solitude, l'unicité absolue. Le mot vient de kevala, qui signifie "seul, isolé, pur, absolu, non mélangé, entier". Lilian Silburn, dans son commentaire au Vijnana Bhairava nous en donne la définition suivante au shloka 113 : "Kaivalya est la solitude comblée, l'exclusivité de l'Un, tandis que, sous l'influence de la grâce divine, l'homme saisit le soi comme l'absolu qu'il est par nature."
Issue de l'Atharva Veda, cette Upanishad est un dialogue entre un Maître (guru) qui n'est autre que Brahma, le Dieu créateur, et son disciple (Ashvalayana), parfaitement préparé pour entendre (shruti) sa révélation. Le contenu est d'inspiration divine. Le disciple préparé reçoit de façon directe les instructions et les expérimente au fur et à mesure qu'elles lui sont divulguées.
Paul Deussen (1845-1919) fut un pionnier dont les traductions nous ont été transmises avec ferveur et clairvoyance.
115 pages - 11,50 Euros - poids : 155 g.



  UPANISHAD DU RENONCEMENT (SAMNYAS-UPANISHAD)
Traduction du sanskrit, introduction et notes par Alyette Degrâces-Fahd

" Celui que l'on connaît comme ni bon ni mauvais, ni non instruit ni hautement instruit, ni ayant bonne ou mauvaise conduite, est un brahmane (connaisseur du brahman)."
                                      (L'Upanishad du moine-errant Narada - Narada-Parivrajaka-Upanishad)

La connaissance dont parle l'ensemble d'upanishads présentées ici est une sagesse déposée en l'homme à l'origine et qu'il lui faut retrouver. Une et unie au tout, elle n'est pas séparée de la vie du renonçant dont les différents états intérieurs sont autant de modes déterminés de la connaissance que la syllabe mystique om rassemble en elle. La quête spirituelle du renonçant n'est pas celle d'un homme seul, mais d'un homme qui va seul selon le Tout, et dont la place et la fonction coïncident totalement avec l'ordre du monde.
L'ouvrage se compose d'une introduction et de la traduction de 19 Upanishads.
461 pages - 27,50 Euros - poids : 405 g



 TROIS UPANISHADS: ISHÂ, KENA, KATHA
Traduction et présentation d'Alain Porte

La première Upanishad a pour sujet le créateur et le monde, la seconde, l'homme et le créateur, et la troisième le jeune homme et la mort. Ces Upanishads ont vu le jour dans l'Inde antique entre les VIe et IIIe siècles avant notre ère. D'auteurs inconnus, et porteuses d'une sagesse éternelle, véritables enseignements directs de connaissance de soi, les Upanishads sont toujours source d'inspiration et de compréhension près de 25 siècles après leur rédaction.
112 pages - 16,77 Euros - poids : 270 g



 SEPT UPANISHADS
Traduction commentée précédée d'une introductin généra Upanishads par Jean Varenne

Une quarantaine d'Upanishads environ sont accessibles en français. La première partie de cet ouvrage présente les Upanishads et illustre les concepts clés du Védanta par de longs extraits des plus importantes d'entre elles.
Les septs Upanishads traduites intégralement sont : les Garuda Upanishad, Bahvrichâ Upanishad, Vasudéva Upanishad, Kali-Samtarana Upanishad, Advaya-Târaka Upanishad, Parama-Hamsa Upanishad et l'Ishâ Upanishad, la plus célèbre de toutes les Upanishads védantiques.
225 pages - 7,95 Euros - poids : 155 g



 ISA UPANISHAD,KATHA UPANISHAD ET KENA UPANISHAD
Texte et traduction sous la direction de Louis Renou

L'Isa ou Isâvâsya Upanishad, ainsi appelée d'après le mot par lequel elle commence, est probablement la première en date des Upanishad versifiées, ce qui lui assure un haut rang dans cette littérature. Elle figure d'ailleurs en tête de toutes les collections indigènes d'Upanishad. L'Isa fait partie d'une des Samhitâ du Yajurveda, la Vâjasaneyi Samhitâ (d'où son autre nom Vajasaneyi-Samhilopanisad ou en abrégé Samhilopanisad), dont elle forme le 40e et dernier chapitre. Ce bref poème, après avoir posé le principe d'un souverain (îs) qui régit l'univers, formule que les oeuvres n'ont pas de valeur. Seul importe de connaître le Soi ou âtman.

La Katha ou Kathaka Upanishad, presque entièrement en vers, est un recueil de maximes sur l'âtman-brahman, centrées sur le problème de la mort et de la destinée après la mort. L'originalité de cette Upanishad réside dans son affabulation : développant et remaniant un récit qui figurait déjà dans le Taittirîya Brâhmana, l'ouvrage se présente comme une instruction impartie par Yama, le roi des morts, à un jeune brâhmane, Naciketas.

La Kena Upanishad (aussi Talavakara) se rattache au Sâmaveda et fait partie intégrante du Jaiminïya-Upanishad-Brâhmana, qui, en dépit de son titre, n'est ni une Upanishad ni un Brâhmana, mais n'est autre que l'Âranyaka de l'école Jaiminïya (ou Talavakâra) du Sâmaveda. La première partie traite du brahman du point de vue d'une théorie de la connaissance et est en vers. La seconde, formant un récit ou ilihâsa qui tourne court en allusions ésotériques, est rédigée en une prose de caractère brâhmana. L'Upanishad se demande d'abord qui a créé les phénomènes, et pose qu'il y a derrière le monde sensible un mystère insondable, à savoir le brahman. La seconde partie vise à montrer comment les dieux ont découvert le brahman : le brahman est un phantasme que les dieux cherchent en vain à maîtriser : ainsi ils dépendent de lui et l'ignorent.
53 pages - 12,00 Euros - poids : 90 g



 MUNDAKA UPANISHAD, MANDUKYA UPANISHAD ET KARIKA DE GAUDAPADA
Traduit par Jacqueline Maury - Traduit par E.Lesimple

La Mundaka Upanishad appartient à l'Atharvaveda et à l'école de Saunaka. Il est probable que le texte de l'Upanishad a été l'objet de maintes additions et interpolations. Tel qu'il est actuellement, on peut le considérer comme l'une des sources de la Bhagavad Gîtâ. Le titre semble signifier qu'il s'agit de l'Upanishad des "hommes à la tête rasée" et l'on a rapproché cette donnée de la mention finale du "voeu de la tête" (traité composé par des ascètes qui se rasaient la tête, ou allusion à la libération de l'esprit). Cette Upanishad admet la valeur du ritualisme mais enseigne qu'il ne suffit pas pour assurer un salut définitif. Le sage doit accéder à la connaissance du brahman par la connaissance du purusa (forme cosmique du brahman), et de l'âtman (forme du brahman dans l 'homme ). On a noté des coïncidences de pensée et de forme avec des textes bouddhiques et surtout jaïna. Cette Upanishad est relativement récente, postérieure en tout cas à la Chândogya Upanishad. La doctrine de la transmigration et du karman y apparaissent toutes constituées.

La Mândûkya Upanishad porte le nom d'une école du Rigveda, mais elle appartient au groupe d'écrits se rattachant à l'Atharvaveda. C'est un texte très court, qui ne comprend que douze sûtra;selon l'opinion générale, cette Upanishad serait, parmi celles qui sont considérées comme anciennes, une des plus récentes, peut-être même la plus récente. L'objet de l'enseignement de la Mândûkya Upanishad est le thème commun à la plus grande partie de cette littérature; I'identité de l'âtman individuel et du brahman-âtman universel. L'auteur s'attache à poser l'équivalence de la réalité, suprême, absolue et de la syllabe sacrée OM. Outre sa propre valeur doctrinale, la Mândûkya Upanishad présente un autre intérêt considérable, c'est d'avoir donné lieu à l'une des oeuvres les plus originales et les plus importantes de la philosophie indienne: les Kârikâ de Gaudapâda, lesquelles sont, en quelque sorte, greffées sur l'Upanishad. On ne sait que peu de chose de l'auteur. Beaucoup supposent qu'il fut le maître de Govinda, lequel n'est connu que pour avoir été, à son tour, le maître de Shankara.
103 pages - 13,00 Euros - poids : 130 g



 KAUSITAKI UPANISHAD, SVETASVATARA UPANISHAD,
      PRASNA UPANISHAD, ET TAITTIRIYA UPANISHAD

Traduit par Louis Renou, Aliette Silburn, J.Bousquet et E.Lesimple

La Kausîtaki- (ou Kausîtakibrâhmana-) Upanishad appartient au groupe de textes qui se réclament du Rigveda; elle fait partie du Sânkhâyana Âranyaka. L'Upanishad est entièrement en prose - trait ancien - sauf quelques citations de mantra tirées du Rigveda. L'intérêt de cette Upanishad est multiple: la portion eschatologique fournit un complément de la théorie des deux voies rendue familière par la Brhad-Âranyaka, et la Chândogya. Les rites et pratiques s'insèrent dans la grande tradition magique des Kâmyesti et de divers textes atharvaniques et sâma védiques. Mais c'est surtout l'exaltation du prâna, son assimilation au prajnâtman ou "Soi conscient", qui donne son intérêt à ce texte : la théorie du souffle est présente.

La Svetâsvatara Upanishad emprunte son nom à l'ascète au blanc mulet, auquel elle fut révélée " par la grâce de Dieu " ; bien qu'elle soit rattachée par la tradition brahmanique à la branche caraka du Yajurveda Noir et qu'elle cite fréquemment des strophes du Veda, cette Upanishad semble pourtant avoir été composée par une communauté (samgha) de religieux, les ati âsramîn, ceux qui sont au-dessus des anachorètes et qui vivaient en marge de l'orthodoxie brahmanique. La Svetâsvatara fait partie d'un groupe d'Upanishad tardives, qui mettent en évidence les thèmes théistes surajoutés à l'âtman-brahman et qui préconisent le renoncement. Rédigées en vers, elles contiennent des notions et des termes du Sâmkhya, ainsi que des pratiques mystiques du Yoga.

La Prasna-Upanishad se rattache à l'Atharvaveda, recueil d'hymnes et de prières magiques qui, bien que de rédaction relativement récente par rapport aux autres Veda, présente par ses rites l'état le plus ancien de la culture indienne. Elle est presque entièrement écrite en prose. Elle est probablement antérieure au bouddhisme. Ainsi que son nom l'indique (Prasna = question), la Prasna-Upanishad est composée de 6 questions posées par 6 sages et auxquelles répond le sage mythique Pippalâda. Cette Upanishad apparaît comme une théorie du souffle. L'origine première des êtres vivants est dans deux principes généraux : le Souffle et la Matière. C'est le Souffle (ou Énergie vitale) qui anime les composants du corps humain. Le Souffle lui-même est une émanation et pour ainsi dire l'ombre de l'âme (atman = le Soi = principe d'existence). La Prasna-Upanishad, en montrant que le Souffle commande le passage dans les autres mondes et l'accès à la béatitude du sommeil sans rêve, s'apparente étroitement au yoga, technique de la connaissance et de la maîtrise du Souffle, présenté comme l'ascèse suprême.

La Taittirîya Upanishad est composée de trois parties, vallî "liane", dont la deuxième et la troisième formeraient proprement l'Upanishad, la première étant une sorte d'introduction que Shankara nomme Shiksâ-vallî ou "liane de l'enseignement phonétique". La doctrine originale et particulière de l'Upanishad est dans les deux autres parties appelées Brahmânanda-vallî (liane de la félicité de Brahman) et Bhrgu-vallî (liane de Bhrgu, fils de Varuna). C'est la théorie des Kosha, fourreaux ou enveloppes concentriques qui dissimulent à l'âme individuelle, la réalité du brahman. La Brahmânanda-vallî décrit l'état de l'âtman à mesure que le jîva (âme individuelle) élimine successivement ces kosha, de sorte qu'à la fin le jîva retrouve la pure spiritualité de l'âtman.
262 pages - 22,00 Euros - poids : 290 g



 AITAREYA UPANISHAD
Traduit par Lilian Silburn

" Celui que l'on connaît comme ni bon ni mauvais, ni non instruit ni hautement instruit, ni ayant bonne ou mauvaise conduite, est un brahmane (connaisseur du brahman)."

L'Aitareya Upanishad, qui appartient au cycle du Rigveda, le Véda des hymnes, fait partie de l'Âranyaka. L'Âranyaka, traité ésotérique destiné aux anachorètes retirés dans la forêt, consiste en cinq livres: le premier s'intéresse tout spécialement aux correspondances qu'il établit entre le sacrifice, la personne humaine et le cosmos. L' Aitareya Upanishad comprend le quatrième, le cinquième et le sixième adhyâya du second livre. Le troisième livre est nommé Mahaitareya Upanishad ou Bavrca Upanishad et le quatrième, Samhitâ Upanishad. Le cinquième livre, qui décrit certains rites du Mahâvrata, forme une sorte de complément du premier livre. L'Aitareya Upanishad qui nous porte d'emblée à l'aube des temps, puise son inspiration aux sources mêmes des plus célèbres légendes cosmogoniques des Véda et des Brâhmana : celle de l'antique purusa du Rigveda, celle de Prajâpati, le Seigneur des créatures qui, dans les Brâhmana, couvre les mondes et prend de plus en plus la place et les fonctions jadis assignées au purusa du Rigveda. Mais à Prajâpati l'Upanishad substitue à son tour l'atman, le Soi, auquel incombera désormais toute la tâche d'une création qui s'accomplira de façon progressive et après mûre réflexion.
41 pages - 7,00 Euros - poids : 70 g

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 ATHARVASIRA UPANISHAD, BRAHMABINDUPANISHAD,
      KAIVALYOPANISHAD ET SARVASAROPANISHAD

Traduit par B. Tubini

La Sira Upanishad, "Upanishad principale" , "Tête" ou "Sommet" des Upanishads de l'Atharvaveda, appartient au groupe des "Upanishads Sivaites". Ce sont celles où l'Être Suprême, l'Ineffable Brahman, est reconnu être Siva lui-même. Siva est l'Être Suprême que l'entendement humain ne peut atteindre.

Brahmabindûpanishad : La syllabe "Om" est le Brahman, l'Unique Réalité, mais aussi son symbole. Les trois voyelles et moments syllabiques de l'Om (A. U. M.) se résolvent dans la quatrième demi-syllabe muette que représente le point "bindu" de l'anusvâra. La Mândûkya-Upanishad enseigne que les trois premiers instants syllabiques correspondent aux états de veille, de rêve et de sommeil profond. Ces états affectent l'âme individuelle qui n'est autre que le Brahman, mais illusoirement réfléchi sur une individualité organique et psychologique. Cette Upanishad a pour but d'enseigner la voie qui permet à l'âme individuelle de reconnaître sa véritable essence et de savoir qu'elle est le Suprême Brahman, ineffable, indifférencié, que le "bindu" symbolise. Cette voie est le Yoga.

Kaivalyopanishad : Unique Réalité, le Brahman omnipotent, qui est libre de toute relation, est absolu "Kevala". L'âme incorporée trouve la délivrance en s'isolant dans sa nature essentielle qui a pour soi-même le Brahman suprême. Le Sage qui, par le renoncement à tous les objets du monde empirique, parvient à l'état d'isolement spirituel absolu qui a nom "Kaivalya" est un Kevalin. La Kaivalyopanishad enseigne donc au sage la voie du renoncement et de l'union avec l'Absolu. Elle appartient au groupe des Upanishad Sivaïtes de l'Atharvaveda, puisqu'en elle l'exercice de contemplation intérieure est fondé sur Siva, mais elle est un enseignement de Yoga.

La Sarvasâropanishad fait partie des Upanishad tardives qui groupaient et définissaient des concepts majeurs du Vedânta. De ces Upanishads, elle est la plus réputée. Elle définit vingt-trois termes, ceux qui se rapportent à l'Âtman engagé dans la relativité et l'Âtman dans son essence absolue : Bandha "le lien", Moksha "la délivrance", Avidyâ "l'ignorance", Vidyâ "la science", les quatre états de l'Âtman (Veille, Rêve, Sommeil sans rêves, Quatrième État), Les cinq enveloppes (Kosha) de l'Âtman, Kartr "le sujet agissant", Jîva "l'âme incorporée", Pâncavarga "les cinq groupes", Ksetrajna "le connaisseur du champ", Sâksin "le Témoin", Kûtastha "Celui qui occupe la plus haute place", Antaryâmin "le Maître Intérieur", Pratyagatman "l' Âtman interne", Parâtman "l'Âtman Suprême", Mâyâ " l'illusion".
53 pages - 14,00 Euros - poids : 95 g



  MAITRY UPANISHAD & ATMAPUJOPANISHAD
Traduit par M.Esnoul - Traduit par Lakshmi Kapani

La Maitri, appelée aussi Maitrâyanî Upanishad, appartient au Yajur Veda Noir et a dû paraître dans une école des Maitrâyana ou Maitrâyanîya. On la tient pour la plus récente des Upanishad anciennes; elle semble faire partie de la même strate que la Prasna et la Mândûkya Upanishad, à tout le moins dans ses parties les plus anciennes, car vraisemblablement elle n'est pas de composition homogène : à un texte primitif relativement court et serré on aurait ajouté postérieurement de longs développements où se rencontrent pêle-mêle un nombre considérable de notions dont certaines sont de date assez récente. Cette Upanishad a, en quelque sorte, rajeuni de vieilles traditions upanisadiques en y incorporant des notions empruntées aux systèmes nouvellement apparus ou en voie de se préciser. En même temps, il lui arrive fréquemment d'introduire dans ses développements des notions mythologiques ou astronomiques qui seront, par la suite, si familières aux textes purâniques. Il y avait dans l'école des Maitrâyana une Samhitâ de ce nom, divisée en 4 kânda dont chacun se subdivisait en un certain nombre de prapâthaka ; on a voulu parfois considérer la Maitri Upanishad comme un 5e kânda de cette Samhitâ.

L'Atmapujopanisad figure dans la série intitulée Unpublished Upanishads. L'éditeur de ce recueil la classe parmi les Sâmanyavedânta Upanishad, parmi les Upanishad, donc, qui relèvent du fonds commun du Vedânta. Il faut remarquer toutefois qu'elle contient des éléments yogiques et qu'elle à pour sujet le râjayogin, l'adepte du râjayoga, "voie royale de réintégration". Quant au titre de l'Upanishad, âtmapûjâ, on peut l'interpréter de deux façons : "Upanishad de l'adoration du Soi" ou "Upanishad de l'adoration et du Soi". Cette analyse du titre nous aide à éclairer le texte lui-même. La première interprétation, en effet, met en évidence l'objet de la pûjâ, qui désigne l'adoration de l'image, rite quotidien, privé ou public, effectué devant la statue d'une divinité. Dans le présent contexte, c'est l'âtman, le Soi, l'âme, qui tient lieu de divinité. Il est clair que le mot pûjâ, tel qu'il est employé ici, renvoie plutôt à la forme intériorisée du rite, à la forme antarmukhî, laquelle se réfère au dhyâna, méditation. La deuxième interprétation répond, en quelque sorte, à ces interrogations, en faisant surgir l'opposition mais aussi les corrélations qui existent entre le rituel et la mystique.
120 pages - 14,00 Euros - poids : 200 g



 BÂSKALA-MANTRA UPANISHAD & CHÂGALEYA UPANISHAD
Traduit par Louis Renou

La Baskala-Mantra Upanishad est un poème consistant en 25 stances tristubh (de facture à peu près correcte), où l'on a été tenté de reconnaître (comme le nom même y incitait) un hymne ayant fait partie de la recension bâskala de la Riksamhita. Disons tout de suite que cette hypothèse est intenable. Ici nous sommes en présence d'une composition d'un type tout différent des hymnes rigvédiques. Nous avons affaire, très certainement, à un opuscule de la période la plus tardive du védisme, éventuellement même post-védique. Comme pour d'autres Upanishads, la doctrine est introduite par le moyen d'une affabulation. Le dieu guerrier Indra, se transformant en bélier ravit au ciel un personnage, Medhâtithi, descendant de Kanva. Ce dernier use de menaces. Enfin, le dieu ravisseur l'apaise et lui communique la doctrine salvatrice. Le but de l'Upanishad est donc, sous le prétexte d'une eulogie du dieu par lui-même, de souligner l'usure des apparences et de désigner le grand principe unique qui réside au fond des choses et n'est autre que le brahman.

La Chagaleya Upanishad comporte une affabulation classique dans ce genre d'œuvres : la réunion de sages pour un sacrifice, aux bords du fleuve sacré, la Sarasvatî. Ces sages ont exclu des rites un certain Kavasa Ailûsa comme étant d'extraction basse. Celui-ci se venge en leur posant des questions auxquelles ils ne savent que répondre : il leur conseille de se mettre au service des "(ascètes- ) enfants". Ils y vont et répètent les questions. Le problème essentiel est celui de la mort : pourquoi, en dépit des rites, y a-t-il destruction du corps, et que devient ce qui était le corps, après le trépas ? La réponse est que c'est l'âtman qui régit le corps, que le corps n'est rien sans l'âtman. L'enseignement implicite comporte, d'une part, le rejet des rites, d'autre part, le caractère immortel et absolu de la notion d'âtman. Cette Upanishad est rédigée en style "brâhmana" assez strict. Le nom de Châgaleya est celui d'une école védique, qui a donné naissance à un Brâhmana (perdu), à l'intérieur du groupe des Maitrâyaniya (Yajurveda Noir).
40 pages - 7,00 Euros - poids : 85 g



 GANAPATI UPANISHAD & DEVI UPANISHAD
Traduit par Jean Varenne

La Ganapati-Upanishad figure dans les principaux recueils, et est souvent citée - parfois sous forme de simple pralika - dans les manuels liturgiques modernes du type brahmakarma-samuccaya, âhnikacandrika, et autres. Telle quelle, la Ganapati-Upanishad est un texte populaire dans la mesure où elle constitue la garantie soi-disant "védique" de la dévotion au dieu à tête d'éléphant. Une secte Gânapatya connut un certain essor aux alentours du Xe siècle, puis déclina. Peut-être est-ce sous son égide que se constitua la littérature Ganésienne proprement dite. Mais c'est surtout sous l'influence de la tradition smârta que la religion de Ganapati est vivante. Pour ces hindous fidèles au Veda, le dieu "qui écarte les obstacles" est, si l'on peut dire, une forme familière de l'Absolu. Comme le dit l'Upanishad : "il est le brahman rendu sensible aux yeux". Les Smârta sont partout présents en Inde et l'esprit de leur religion imprègne l'hindouisme commun. Traditionnellement ils ajoutent à l'Upanishad trois autres textes védiques supposés célébrer Ganesa : un hymne du Rigveda, Ganapati-sûkta dédié à Brahmanaspati, le Ganapati-mantra, strophe rigvédique où Brahmanaspati reçoit l'épithète de "Seigneur des Gana", enfin la "Ganesa-gâyalrî" empruntée au Taittirîya-Âranyaka. L'Upanishad ne se soucie nullement d'interpréter les mythes et légendes afférents à Ganapati. Elle se tient sur le seul plan de la célébration ésotérique du dieu et, à ce titre, ressemble à un stotra. D'emblée Ganapati est assimilé à l'Absolu, sous ses deux "aspects", le brahman et l'âtman. Il est le Veda rendu sensible aux yeux.

La Devi Upanishad est la 81e de la liste donnée par la Muktika. De fait, la structure de la Devi Upanishad est la même que celle d'une série de ces tracts dont le seul propos est de célébrer la divinité choisie (ista-devatâ) par un groupe de dévots, comme objet quasi-unique de sa vénération. Ces Upanishad, tardivement rattachées à l'Atharvaveda, ont pour fonction d'exposer, sous une forme à la fois lyrique et brève, l'essentiel de la foi des dévots. La Devi Upanishad ressemble donc beaucoup à la Ganapati. Comme celle-ci, elle est constituée de trois éléments principaux : un hymne de louange (type stotra), un support (pratisthâ) de méditation (dhyâna) évoquant une image de la divinité, enfin la révélation d'une formule secrète (ici dex mantra), communiquée lors de l'initiation et utilisée dans la liturgie. C'est la présence constante (et exclusive) de ces trois éléments, s'articulant selon une structure identique, qui donne son unité aux diverses Upanishad du même type, et il est frappant, à cet égard, de remarquer qu'elles se donnent toutes le nom d'Atharva-sîrsa (ou siras).
50 pages - 7,00 Euros - poids : 70 g



 GARBHOPANISHAD
Traduit par Lakshmi Kapani

La Garbha-Upanishad est recensée dans la liste des 108 Upanishad qu'énumère la Muktikâ-Upanishad. Post-védique, elle se le nom de son auteur Pippalâda. Comme son nom l'indique, "l'Upanishad de l'embryon", est un court traité d'embryologie. Elle se situe à la rencontre de plusieurs courants : le Sâmkhya-yoga, les textes médicaux tels que les Caraka- et Susruta samhitâ, ainsi que le Vedânta. Pour essayer de rendre compte du mouvement du texte, peut distinguer les parties suivantes: constitution du corps et psycho-physiologie; étapes du développement embryonnaire et foetal jusqu'au huitième mois; étiologie des malformations ; embryologie et sotériologie, le neuvième mois et la naissance ; corrélations entre les lieux du corps et les éléments du sacrifice ; brève récapitulation anatomique. Conclusion abrupte: "tel le traité de la délivrance de Pippalâda".
19 pages - 6,00 Euros - poids : 45 g



 CHANDOGYA UPANISHAD
Traduit et notes par F.Hayot

La Chândogya Upanishad a huit chapitres, divisés en sections, qui forment les huit derniers chapitres (sur dix) de la Chândogya-Brâhmana. Le nom de "chândogya" réfère simplement au chandoga, chanteur d'hymnes, chanteur du Sâmaveda. La Chândogya Upanishad est en effet rattachée au Sâmaveda. Le Sâmaveda contient les textes de vers à chanter lors des sacrifices, vers qui se trouvent dans le Rigveda. Le chanteur des sâman, lors des sacrifices du Soma, est vers du Rigveda, et le prêtre brahman qui surveille le sacrifice. Chacun de ces prêtres a trois assistants. Les assistants de prastotr et le pratihartr, qui chantent respectivement le prastâva, hymne d'introduction qui précède l'udgîtha, chant à haute voix de l'udgâtr, et le pratihâra, qui suit l'udgîtha et qui est la réponse.
176 pages - 18,00 Euros - poids : 185 g


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